Overblog All blogs Top blogs Politics
Follow this blog Administration + Create my blog
MENU
VudeJerusalem.over-blog.com

soldats de tsahal

Dans la tête d’un lecteur d’Ha'aretz (II) : Compassion pour Gaza et détestation des Juifs, Pierre Lurçat

June 3 2025, 07:30am

Posted by Pierre Lurçat

Hananel Guez portant la dépouille de son bébé

Hananel Guez portant la dépouille de son bébé

Dans notre précédente chronique de la folie ordinaire du journal Ha’aretz, nous avons relaté comment le quotidien des élites israéliennes jouait avec l’accusation de génocide comme un enfant joue avec des allumettes, contribuant ainsi – tout comme les intellectuels juifs qui reprennent ce narratif – à allumer le brasier de la haine antijuive en Occident et partout dans le monde. Dans la chronique d’aujourd’hui, nous voudrions donner un autre exemple de cette folie ordinaire.

 

Israël tout entier a pleuré en voyant la photo terrible de Hananel Guez, mari de Tsala h.y.d, lâchement assassinée par un terroriste arabe il y a deux semaines, portant en terre le linceul minuscule abritant la dépouille mortelle de leur fils, qui est décédé après que les efforts prolongés pour le sauver aient finalement échoué. Israël tout entier ? Non… Une petite frange radicale du public israélien préfère apparemment verser ses larmes sur les “enfants de Gaza” et réserve toute sa compassion à nos ennemis et à leurs enfants.

 

Le quotidien Ha’aretz donnait vendredi un exemple particulièrement cruel et révoltant de cette attitude inhumaine, qui se pare des vertus de la “compassion” sélective dont sont tellement friands les “belles âmes” de la gauche israélienne et juive. Dans sa chronique télévision en dernière page du quotidien, Roguel Halper se livre à un exercice de déshumanisation du père et mari endeuillé Hananel Guez, exercice qui ne dépareillerait pas les pages du Stürmer nazi ou de ses équivalents du monde arabo-musulman contemporain.

 

Les diffusions télévisées des oraisons funèbres lors de l’enterrement des colons de Judée-Samarie, victimes du terrorisme ou de la guerre, sont devenus l’équivalent fondamentaliste juif des sermons incitant à la haine des imams radicaux dans les mosquées le vendredi. Sous couvert de deuil, est diffusée une théorie raciale de suprématie juive kahaniste et messianiste. L’oraison funèbre prononcée par Hananel Guez lors de l’enterrement de son fils, le bébé Ravid Haïm, décédé deux semaines après l’attentat qui a coûté la vie à sa mère Tsala près de l’implantation de Bruchin, a été entièrement diffusée sur la 14e chaîne…

 

Cette oraison parlait du rêve de chasser tous les Arabes et de renforcer la vision du monde messianiste. “Alors que faut-il faire ?”, a-t-il demandé de manière provocatrice. “C’est très simple. Nous devons réaliser le transfert. De tous”. Il a appelé “tous les Arabes” à “partir à Honolulu” ou “sur la lune”, en rappelant à Nétanyahou que Trump expulsait les émigrants illégaux. On pouvait penser que de son point de vue, les Palestiniens habitants de Judée-Samarie sont tous les émigrants illégaux, mais en réalité c’est encore pire. Selon lui, ce sont des “bêtes sauvages” qu’aucun autre pays n’accepterait sur son territoire”.

 

“Alors qu’il portrait en terre son bébé, Guez n’a eu aucune compassion pour les enfants, les pères et mères des autres peuples, des autres familles… Il a appelé à exécuter sans délai “tous ces assassins”. Dans le studio, la représentante de l’organisation fasciste (sic) “Réservistes – génération de la victoire” a expliqué qu’au lieu de s’occuper d’un terroriste isolé, il fallait s’occuper de tout son village, de sa culture, en bref, de “tous ces assassins”...

 

Cet article – qui est conforme à la vision du monde de la plupart des journalistes de Ha’aretz et d’une grande partie de son lectorat (heureusement en forte diminution depuis le 7 octobre) – montre que la compassion est toujours sélective. Ceux qui éprouvent de la compassion pour les habitants de Gaza, pour ces “civils innocents” qui ont participé aux pogromes du 7 octobre et qui continuent de soutenir le Hamas jusqu’à ce jour, n’ont aucune compassion pour les victimes juives du terrorisme arabe. Pire : ils les détestent ouvertement, comme le démontre cette chronique de la folie ordinaire.

 

Le Talmud avait énoncé il y a longtemps cette vérité éternelle : “Celui qui a pitié des méchants est cruel envers les Justes”. C’est le cas du journal Haaretz et de tous ceux qui, en Israël comme à Paris, prétendent verser des larmes sur les “enfants de Gaza” tout en vilipendant les pionniers de Judée-Samarie. Comme l’écrivait récemment le linguiste Jean Slamovicz au sujet de Delphine Horvilleur, “cette victimisation des agresseurs” procède d’un “narcissisme vertueux” et d’une “arrogance morale” qui contribue à “renforcer l’antisionisme”. On ne saurait mieux dire.

J’invite mes lecteurs à continuer de signer la lettre ouverte / pétition que j’ai adressée à D. Horvilleur à ce sujet, ici : https://chng.it/nKbYJ9zmFm

 

P. Lurçat

Dans la tête d’un lecteur d’Ha'aretz (II) :  Compassion pour Gaza et détestation des Juifs, Pierre Lurçat

See comments

Le secret de la force de Tsahal : Le renforcement de la conscience juive, P. Lurçat

July 15 2024, 17:33pm

Posted by Pierre Lurçat / Israël Magazine

Le secret de la force de Tsahal : Le renforcement de la conscience juive, P. Lurçat

Tsahal, qui est officiellement une institution apolitique, est en réalité l’objet de conflits politiques récurrents depuis 1948. Le renforcement de la tendance sioniste-religieuse au sein de l’armée – dont l’apparition des écoles militaires religieuses est à la fois la conséquence et le moteur – a depuis longtemps suscité la crainte et l’opposition de ceux qui refusent de voir se renforcer le caractère juif de l’État. En 2008 déjà, le journal Ha’aretz avait lancé une campagne virulente contre l’aumônier militaire, le général de brigade Avihaï Rontski, après que celui-ci ait créé au sein de l’armée un département du rabbinat au nom évocateur : “Une conscience juive pour une armée victorieuse”.

 

Le rabbin Rontski, dont j’avais à l’époque dressé le portrait dans les colonnes d’Israël Magazine, était devenu la véritable “bête noire” de Ha’aretz et des cercles progressistes israéliens. Si je rappelle cet épisode aujourd’hui, c’est parce que Rontski a été un précurseur. Les nombreux anciens élèves de Bnei David qui combattant actuellement à Gaza et au Nord et les officiers supérieurs issus de ses rangs sont la preuve que le combat pour renforcer la conscience juive au sein de l’armée a porté ses fruits.

 

Comme le rappelait récemment le rabbin Moshé Hauer, dans la revue américaine Jewish Action, une des particularités de l’école militaire Bnei David est la place qu’y occupe, au sein du cursus de ses élèves, l’étude de la foi juive, la Emounah. En effet, explique-t-il, “au lieu d’aborder des questions théologiques comme l’existence de Dieu ou les fondements de la croyance juive, le programme se focalise sur les questions du « pourquoi ». Pourquoi Dieu a-t-il créé le monde et pour quelle mission a-t-il choisi de créer l’homme ?

 

La “Emounah” – la foi juive au sens particulier de croyance dans l’intervention divine dans l’histoire humaine – est en fait un des éléments de l’esprit combattif exceptionnel que les soldats de Tsahal, et notamment ceux issus des écoles militaires sionistes religieuses, ont manifesté depuis le début de la guerre. S’ils ne sont pas encore parvenus au sommet de la hiérarchie de l’armée, les soldats passés par Bnei David remplissent d’ores et déjà un rôle important dans le renforcement de Tsahal.

 

Il y a encore quelques années, les médias israéliens pouvaient faire état des “craintes” suscitées par le renforcement du courant sioniste-religieux au sein de l’armée et crier au scandale lorsqu’Ofer Winter, alors commandant de brigade, menait ses troupes au combat au cri de “Shema Israël”! Aujourd’hui, cette polémique semble totalement incongrue et dépassée. Le peuple d’Israël, dans son immense majorité, a compris que le judaïsme ne représente pas un danger pour l’armée, mais bien le cœur et le secret de sa force.

P. Lurçat

(Extrait d'un article paru dans Israël Magazine (c)

See comments

“Giborim vé-Giborot” : l’héroïsme inclusif des soldat(e)s israélien(ne)s

December 20 2023, 14:46pm

Posted by Pierre Lurçat

“Giborim vé-Giborot” : l’héroïsme inclusif des soldat(e)s israélien(ne)s

1.

 

Ilana Dayan est sans doute une des journalistes les plus connues d’Israël, pour le meilleur et (parfois) pour le pire. Le pire, c’est la tendance – qu’elle partage avec bien d’autres journalistes – à faire passer ses opinions à travers ses reportages, et à imposer un certain “narratif”, pour employer un terme très en vogue. Ainsi, comme l’expliquait justement Gadi Taub cette semaine, Dayan met toujours en avant le vécu personnel (et parfois intime) de ses interviewés, au détriment du vécu collectif d’Israël en tant que peuple. Interrogeant une mère d’un soldat tombé à Gaza, elle revenait sans cesse, de manière presque indécente, sur la question de sa douleur personnelle, alors que la mère insistait au contraire pour dire sa fierté que son fils soit tombé pour que vive notre pays.

 

Le même parti-pris idéologique est apparu dans sa récente émission Ouvda, où Ilana Dayan interroge un jeune officier supérieur combattant à Gaza. Lorsqu’il parle de “remplir notre mission” et de “tout faire pour la victoire”, elle s’entête à l’interroger sur sa “peur de mourir” et sur son “vécu personnel”... De toute évidence, les médias israéliens ont encore du chemin à faire pour se mettre à la page de l’après 7 octobre. Beaucoup d’entre eux ont encore gardé les réflexes et les partis-pris qu’ils avaient jusqu’au 6 octobre. Ils continuent de parler la langue du “je”, alors que le peuple d’Israël a résolument adopté celle du “nous”.

 

2.

 

Dans la même émission Ouvda, Dayan reprenait l’officier lorsqu’il parlait des “femmes des combattants”, qui sont elles aussi un élément essentiel de la force et de la résilience d’Israël. “Il y a aussi des femmes combattantes, et ce sont leurs maris qui sont à l’arrière…” disait en substance la journaliste. Force est de constater qu’elle a sur ce point entièrement raison. Cette guerre a dévoilé – plus encore que les précédentes – la place grandissante qu’occupent les soldates combattantes, en première ligne, au cœur même de Gaza, où elles remplissent des tâches très variées et souvent aussi exposées que celles de leurs camarades de sexe masculin.

 

Parmi les nombreux exemples offerts par la guerre actuelle, citons ceux des femmes tankistes, des infirmières embarquées dans les régiments blindés, ou encore des (tristement) célèbres “Tatspitaniot” (observatrices) qui, sans être combattantes, ont été les premières à prévenir de l’attaque du 7 octobre et qui avaient aussi tenté d’alerter leurs supérieurs des préparatifs du Hamas, en vain… A cet égard, la réalité sur le terrain a, comme souvent, dépassé et rendu caduques tous les débats idéologiques et politiques de l’avant-guerre.

 

3.

 

Jabotinsky, qui était un féministe avant l’heure, a écrit qu’il n’existait “aucune fonction que les femmes ne puissent remplir aussi bien, sinon mieux, que les hommes”. La réalité de l’armée israélienne lui donne aujourd’hui raison, sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres. Les femmes combattantes sont devenues une réalité incontournable, et le débat d’avant le 7 octobre sur l’opportunité d’intégrer des femmes dans toutes les unités, comme le réclament plusieurs soldates depuis des années, est un débat qui appartient largement au passé, comme celui sur l’enrôlement des soldats ‘harédim.

 

Lorsqu’on écrira l’histoire de l’héroïsme des soldats de Tsahal au cours de la guerre qui ne fait que commencer, un chapitre glorieux sera consacré aux femmes combattantes. Oui, il ne faut plus parler désormais de “nos valeureux soldats” et des “femmes héroïques” qui les soutiennent à l’arrière, mais bien de nos “valeureux soldats et valeureuses soldates et de leurs conjoints à l’arrière”. Ad Hanitsahon!

P. Lurçat

 

 

 

LA MIDRESHET YEHOUDA - MANITOU
 vous propose

une conférence exceptionnelle de
 PIERRE LURCAT

Essayiste, Spécialiste de Jabotinsky

CENT ANS APRES "LE MUR DE FER" DE JABOTINSKY

COMMENT RESTAURER LA FORCE DE DISSUASION D'ISRAEL

 

Dimanche 24 Décembre à 19H00 (18H00 H.FR)

 

LIEN ZOOM

 

https://lilmod.zoom.us/j/89257672438?pwd=VmZ1dmROaEpzTGhrK2doUGhJZ2YzUT09

 

 

See comments