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politique arabe de la france

Ces courtisans juifs qui soutiennent Macron dans sa guerre contre Israël, par P. Lurçat (I)

August 28 2025, 11:30am

Posted by Philippe Karsenty et Pierre Lurçat

Delphine Horvilleur et le couple Macron

Delphine Horvilleur et le couple Macron

 

Emmanuel Macron a déclaré la guerre à Israël. Cela est aujourd’hui évident pour tout observateur lucide et honnête. Certes, pas une guerre au sens militaire classique, mais une guerre idéologique, politique, diplomatique et économique. Il l’a prouvé à maintes reprises ces dernières années, depuis ses multiples interventions contre Israël, dans les médias, en France et dans les instances internationales, en passant par le boycott d’Israël à Eurosatory et jusqu’à la récente initiative pour reconnaître “l’Etat palestinien”, dans laquelle la France a pris la tête d’une nouvelle croisade contre Israël.

 

Ce faisant, Emmanuel Macron a été plus loin dans l’hostilité à Israël que tous ses prédécesseurs. Aucun président français n’a été aussi radicalement hostile à Israël dans sa politique, depuis 1967 et avant même. En réalité, la politique d’E. Macron à l’égard d’Israël et des Juifs restera comme une marque d’infamie dans l’histoire de France. Car cette politique d’hostilité ouverte envers Israël a évidemment des conséquences concrètes pour les Juifs de France, qui sont devenus ces dernières années des parias dans leur propre pays. C’est ce qu’a voulu dire le Premier ministre israélien, lorsqu’il a accusé Macron d’alimenter par sa politique la vague d’antisémitisme qui frappe la France.

 

Le plus stupéfiant dans ce contexte est l’attitude d’une poignée de courtisans juifs, qui prennent systématiquement la défense d’Emmanuel Macron et de sa politique. L’un des derniers en date, et non le moindre, est Frédéric Encel. S’exprimant sur X au-lendemain de la nouvelle polémique franco-israélienne autour des propos de Benjamin Nétanyahou, Encel a écrit que “la reconnaissance de l’Etat palestinien par la France ne crée ni n’encourage l’antisémitisme ! Cette accusation est historiquement infondée, moralement injuste et politiquement grave qui galvaude et atténue le réel antisémitisme de l’extrême-gauche et de ses idiots-utiles”.

 

En réalité, ce sont les propos de F. Encel qui sont à la fois une erreur politique et une faute morale. Sur le plan politique, Encel occulte en effet le lien évident entre la politique arabe de la France (largement destinée à apaiser les “banlieues”) et l’antisémitisme. Sur le plan moral, il légitime le coup bas porté par Macron à Israël en prétendant offrir un Etat aux Palestiniens pour les “récompenser” du 7-Octobre.

 

Les “Juifs de Macron”: téléguidés ou volontaires ?

 

Récemment, une autre personnalité juive de France a été accusée d’avoir été utilisée par le président Macron : Delphine Horvilleur. En réponse à Charles Rozjman, qui avançait l’hypothèse que les récentes prises de position d’Horvilleur aient été “téléguidées” par l’Elysée, celle-ci a ironisé sur l’immense pouvoir du président capable de “commanditer sa parole” (sic). Mais la réalité est que les courtisans juifs n’ont même pas besoin d’être téléguidés, commandités ou de recevoir des consignes de l’Elysée ! C’est d’ailleurs précisément à cela qu’on les reconnaît : ils devancent l’appel et sont toujours volontaires pour défendre les actions du président de la République, même quand celui-ci a déclaré la guerre à Israël…

 

Les courtisans juifs trouvent toujours des excuses au pouvoir français et réservent leurs reproches et leurs critiques au seul gouvernement israélien ! Dernier exemple en date : celui du rabbin Haïm Korsia, qui prétend que “personne ne peut être d’accord avec Nétanyahou” sur le sujet de l’antisémitisme en France. Si le rabbin Korsia était un peu moins déconnecté de la réalité où vivent les Juifs de France (et l’ensemble des Français), il constaterait au contraire que la majorité des Juifs de France (et aussi des amis d’Israël non Juifs) sont tout à fait d’accord avec le Premier ministre israélien, et qu’à l’encontre de ses propos déconnectés de la réalité, “personne ne peut être d’accord avec Macron”. Encore faudrait-il qu’il sorte de sa bulle médiatique et des palais lambrissés où évoluent les Juifs de cour…(à suivre)

P. Lurçat

 

 

D. Horvilleur et F. Encel

D. Horvilleur et F. Encel

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Gérard Araud dans le texte : Aux sources de l’antisémitisme du quai d’Orsay et de la politique française envers Israël, Pierre Lurçat

April 23 2019, 14:22pm

Posted by Pierre Lurçat

A Michel Darmon (1925-2012)

In memoriam

 

“Pour l’ancien ambassadeur français Gérard Araud, Israël est un Etat d’apartheid”. Derrière cette déclaration, rapportée cette semaine par tous les médias français, se cache une véritable tradition diplomatique et politique, qu’il n’est pas inutile de rappeler. De quoi s’agit-il? Ce qui se donne à entendre ici, ce ne sont pas les opinions personnelles de M. Araud, qui comptent peu en la matière. M. Araud n’est en effet qu’un modeste pion, presque dérisoire, sur le vaste échiquier de la “politique arabe” de la France. Mais il est aussi le digne continuateur d’une politique d’hostilité, d’incompréhension et de préjugés qui remonte en réalité à la France de l’affaire Dreyfus, des années 1930 et de Vichy.

 

Un diplomate à l’image du quai d’Orsay et de la politique française depuis Vichy


 

Comme le rappelle en effet David Pryce-Jones, dans un ouvrage essentiel sur le sujet paru en 2006 sous le titre évocateur Un siècle de trahison, La diplomatie française et les juifs, 1894-2007 (1), “les diplomates, acteurs et souvent concepteurs de la politique étrangère de la France, ont perçu, compris et imaginé les juifs… selon une perception qui a conduit à l’élaboration d’une politique dont la ligne directrice n’a en fait pratiquement pas varié entre l’affaire Dreyfus et la fin de la présidence de Jacques Chirac”.

 

Si “Israël est devenu pour la diplomatie française ‘le Juif des nations”, poursuit-il, c’est parce que la politique française est largement déterminée par “un petit nombre ‘hommes hautement motivés… qui entretiennent à l’égard des Juifs des préjugés très anciens et très classiques”. Dans son livre, Pryce-Jones cite de nombreux exemples abondant dans ce sens, comme celui de Pierre Landy, consul à Haïfa qui écrivait, sortant d’une rencontre avec Menahem Begin: “De mise modeste, il a le dehors effacé d’un petit commerçant de la rue d’Aboukir”(2). Quant à Maurice Fischer, premier ambassadeur israélien à Paris, il est ainsi décrit par Jacques Dumaine, alors chef du protocole du Quai d’Orsay : “doué du millénaire complexe d’infériorité de sa race. La conversation avec lui cesse d’être diplomatique pour devenir talmudique”.

 

De Gaulle accueillant Ben Gourion à Paris

 

Ces citations ne font pas figure d’exceptions, ou de “gaffes”, de la part des hommes du “Quai”. Elles expriment avec la plus grande fidélité la conception du monde et les préjugés antisémites des acteurs essentiels de la politique étrangère française. Et le plus étonnant est que rien n’a quasiment changé depuis lors… L’antisémitisme de la caste diplomatique (et d’autres élites anciennes) française est un élément constant, jamais démenti, et un facteur explicatif souvent occulté ou minimisé de la politique de la France vis-à-vis d’Israël. On en donnera pour illustration supplémentaire le cas de Jules Cambon, pourtant auteur de la déclaration pro-sioniste de 1917 qui porte son nom, qui considérait l’affaire Dreyfus comme un “complot sémite” et s’inquiétait de l’influence de la “finance juive” sur la politique américaine.

 

Dans cette unanimité troublante, une rare exception mérite d’être mentionnée. Celle de l’ambassadeur de France Pierre-Eugène Gilbert, en poste en Israël entre 1953 et 1959 - époque de l’éphémère “lune de miel” franco-israélienne, qui fut un véritable admirateur d’Israël, parlant l’hébreu et ami de plusieurs dirigeants israéliens, et notamment de David Ben Gourion. Si Gilbert n’était pas anti-israélien, rapporte David Pryce-Jones, c’est pour la bonne raison qu’il n’avait pas, contrairement à la plupart de ses collègues, servi le gouvernement de Vichy. Au contraire, il avait été membre de la commission d’épuration du quai d’Orsay (dont le travail fut très restreint et peu efficace).

 

La rue au nom de Pierre Eugène Gilbert à Natanya

 

C’est dans ce contexte historique et idéologique qu’il faut comprendre les récentes déclarations de l’ancien ambassadeur Araud et de son responsable ultime, qui n’est autre que le président français Emmanuel Macron. Si ce dernier peut s’autoriser à demander à Israël, avec une incroyable houtspa, de débloquer les fonds des impôts reversés à l’AP destinés aux familles des terroristes assassins de juifs, c’est aussi au nom de cette tradition antisémite de la politique française. J’ajouterai que la “politique arabe” et son revers, la politique antijuive de la France, sont souvent contraires aux intérêts bien compris de la France (3). Comme le disait le regretté Michel Darmon, ancien président de France-Israël Général Koenig, auquel ces lignes sont dédiées, “‘l’histoire des peuples n’est pas l’histoire des Etats”. Autrement dit, le peuple français n’est pas représenté par l’antisémitisme de ses diplomates et de ses dirigeants.

Pierre Lurçat

 

L’ingénieur général M. Darmon z.l.

 

1. Denoël 2008.

2. Ajoutons que l’expression “petit commerçant de la rue d’Aboukir” ne peut être péjorative que dans la bouche d’un véritable antisémite.

3. Comme l’avait bien compris Jabotinsky, dans le compte-rendu qu’il donne de sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères français Delcassé. Voir http://vudejerusalem.over-blog.com/2018/09/les-annees-parisiennes-de-vladimir-zeev-jabotinsky-pierre-i.lurcat.html

 

Gérard Araud dans le texte : Anti-américanisme, orgueil démesuré et antisionisme qui frôle l’antisémitisme. Extraits de ses déclarations les plus marquantes.

 

1) En tant qu’ambassadeur en Israël (à “Tel-Aviv”, puisque la France s’obstine à ne pas reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat juif)

 

En 2003, juste avant d’être nommé à Tel-Aviv, un journaliste israélien écrit l’avoir entendu traiter, lors d’une discussion privée à Paris, le Premier ministre Ariel Sharon de "voyou" et Israël de "pays paranoïaque", des propos immédiatement démentis.

 

SOURCE

https://www.lejdd.fr/International/Portrait-Gerard-Araud-l-homme-de-la-guerre-en-Libye-325547-3111662

 

A deux jours de l’arrivée de Manuel Valls en Israël, l’ambassadeur de France à Washington, Gérard Araud, dont l’hostilité à Israël est connue, a commis une indiscrétion qui révèle les dessous de l’initiative diplomatique française. Un petit twitt de l’ambassadeur explique pourquoi le France tient tant à la tenue d’une conférence internationale et non à une reprise des pourparlers directs comme le souhaitent Américains et Israéliens.

« Lors de négociations directes, l’avantage est à la partie forte dans l’histoire, c’est à dire à Israël. Les Palestiniens ne veulent pas de cette formule, c’est pour cela que nous tentons un compromis ». Aucune réaction pour le moment à Jérusalem mais le message est clair: cette conférence a pour objectif de mettre une nouvelle fois Israël au pied du mur et de le désigner comme responsable d’un échec prévisible.

SOURCE

https://lphinfo.com/un-petit-twitt-de-lambassadeur-de-france-aux-usa-revele-les-dessous-de-linitiative-francaise/

 

Il y a une sorte de névrose dans ce pays. Une névrose antifrançaise”, a déclaré Gérard Araud sur une radio militaire israélienne.

 

https://www.courrierinternational.com/article/2004/12/23/france-antisemite-ou-israel-francophobe

 

2) En tant qu’ambassadeur à Washington :

Gérard Araud a réitéré la gaffe symptomatique de Raymond Barre après l’attentat de la rue Copernic à Paris en 1980.

L’ambassadeur a écrit une lettre aux citoyens français qui résident aux Etats-Unis à propos des attentats de Paris. Cette lettre a provoqué de nombreux remous, tout particulièrement auprès des citoyens français juifs. Non seulement Gérard Araud n’a pas daigné citer l’organisation qui est responsable des attentats mais il a écrit entre autres: « …les terroristes tentent de saboter les fondements de notre société: hier des journalistes et des juifs, aujourd’hui des citoyens ordinaires dont le seul crime a été de vouloir profiter de la vie…. ».

De nombreux juifs français résidant aux Etats-Unis ont très mal pris cette allusion et en ont fait part de diverses manières afin d’exprimer cette différence établie entre les juifs et les « citoyens ordinaires ».

SOURCE

https://lphinfo.com/propos-douteux-de-lambassadeur-de-france-aux-etats-unis/


 

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