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Pour comprendre Benjamin Nétanyahou : sans fard ni caricature : Quelques liens sur la famille sioniste révisionniste, de Jabotinsky à Nétanyahou, Pierre Lurçat

April 8 2019, 14:06pm

J’ai répondu il y a quelques semaines au livre-brûlot de l’arabisant Jean-Pierre Filiu contre Nétanyahou et contre Israël, qui dresse un portrait caricatural du Premier ministre de l’Etat d’Israël. Entre-temps,  l’actualité nous a rappelé que le “Bibi-bashing” (dénigrement de Bibi) n’était pas l’apanage des ennemis d’Israël. La campagne électorale israélienne, qui touche à sa fin, a débordé hors des frontières de notre pays, y compris dans la communauté juive de France.

 

J’ai été un peu (mais pas trop) surpris de constater que le site Akadem, le “campus numérique juif”, venait ainsi de mettre en ligne une “conférence” (qui est en réalité une courte interview) de l’écrivain israélien A.B. Yehoshua, sous le titre racoleur “Nétanyahou, le Berlusconi israélien”. Que M. Yehoshua n’aime pas Nétanyahou (avec lequel il affirme ne pas vouloir “se trouver dans la même pièce”), c’est son droit le plus strict. Mais pourquoi le Fonds Social Juif unifié et son site Akadem ont-ils trouvé opportun de mettre en ligne ces propos à quelques semaines des élections?


 

Nétanyahou : le “Berlusconi israélien” ou le “refondateur du sionisme”?


 

J’ai proposé au nouveau dirigeant du FSJU, Richard Odier, de mettre en ligne une interview sur le même sujet, dans laquelle j’apporterai un autre son de cloche. En attendant de savoir si ma demande sera entendue, je propose ci-dessous quelques liens concernant Nétanyahou, son père et sa famille politique, et le père fondateur du sionisme de droite, Zeev Jabotinsky. Mon intention n’étant pas d’appeler à voter pour Nétanyahou, mais simplement, comme je l’ai fait récemment dans une série de conférences organisée à l’oulpan Névé Tsedek de Tel-Aviv, de donner aux électeurs - et aux juifs francophones en général, un autre point de vue sur la politique israélienne que celui - biaisé et caricatural - des grands médias, en France et ailleurs.

Pierre Lurçat

 

1) Sur Jabotinsky, le fondateur du sionisme de droite

 

L’excellente émission “Histoires” que Valérie Perez a consacrée à Jabotinsky

https://video.i24news.tv/details/_5857975342001

 

Ma conférence “Qui est Vladimir Jabotinsky?” donnée au centre Émouna à Jérusalem

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=-jvmZjiSD88

 

“Jabotinsky, pionnier de l’antiracisme en Amérique”

http://vudejerusalem.over-blog.com/2019/01/jabotinsky-pionnier-de-l-antiracisme-en-amerique-pierre-lurcat.html

 

http://vudejerusalem.20minutes-blogs.fr/archive/2012/05/11/reflexions-sur-l-idee-du-yovel-dans-la-pensee-sociale-de-zee.html


 

Le compte-rendu de l’autobiographie de Jabotinsky traduite en français sur le site du CRIF

http://www.crif.org/fr/alireavoiraecouter/Vladimir-Zeev-Jabotinsky-Histoire-de-ma-vie-Editions-les-Provinciales-traduit-de-l-hebreu-par-Pierre-I-Lur

 

 

2) Sur la famille Nétanyahou et sur le professeur Bentsion Nétanyahou

 

“Bentsion Nétanyahou et le combat politique pour la création de l’État juif”

http://vudejerusalem.20minutes-blogs.fr/archive/2013/04/18/bentsion-netanyahou-et-le-combat-politique-pour-la-creation1.html#more

 

“Une lettre de Jabotinsky au rav Milikovski, grand-père de Nétanyahou”

http://www.terredisrael.com/infos/une-lettre-de-jabotinsky-au-rav-milikovski-grand-pere-de-netanyahou-par-pierre-itshak-lurcat/

 

Bentsion Netanyahou et son fils, lors d’une cérémonie en souvenir de Yoni

 

3) Sur Benjamin Nétanyahou et la politique israélienne

 

“Qui est véritablement Benjamin Nétanyahou?” - Recension du livre d’Anshel Pfeffer,

http://vudejerusalem.over-blog.com/2018/11/qui-est-veritablement-binyamin-netanyahou-par-pierre-lurcat-bibi-la-vie-et-l-epoque-turbulente-de-benjamin-netanyahou.html

 

“Nétanyahou et l’Iran : le secret d’un combat pour la survie d’Israël”

http://frblogs.timesofisrael.com/netanyahou-et-liran-le-secret-dun-combat-pour-la-survie-disrael/

“Droit, morale et politique : Trois réflexions sur Binyamin Nétanyahou et l’avenir d’Israël”

http://vudejerusalem.over-blog.com/2019/03/droit-morale-et-politique-trois-reflexions-sur-binyamin-netanyahou-et-l-avenir-d-israel-pierre-lurcat.html

 

Je renvoie également aux livres suivants

 

Bensoussan, Georges. Une histoire intellectuelle et politique du sionisme, Fayard

 

Eytan, Freddy. Bibi, le réveil du faucon : Portrait biographique de Benjamin Netanyahou, Editions Alphée 2011.

 

Jabotinsky, Histoire de ma vie, Les provinciales

 

Nétanyahou, Yoni. Les lettres de Yoni Netanyahu: Le commandant de l'Opération Entebbe

et à mon dernier livre :

Lurçat, Pierre. Israël, le rêve inachevé. Editions de Paris 2018.


 


 

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Droit, morale et politique : Trois réflexions sur Binyamin Nétanyahou et l’avenir d’Israël, Pierre Lurçat

March 7 2019, 15:34pm

Droit, morale et politique :  Trois réflexions sur Binyamin Nétanyahou et l’avenir d’Israël, Pierre Lurçat

 

Au lendemain de l’annonce dramatique de la procédure d’inculpation visant le Premier ministre Binyamin Nétanyahou, l’impression générale était que la campagne menée depuis des années contre lui et contre sa famille venait enfin de déboucher sur un résultat concret et que sa chute n’était plus qu’une question de temps. Mais au-delà des titres racoleurs de la presse, qu’en est-il véritablement des accusations qui pèsent sur lui? Nétanyahou est-il vraiment l’homme corrompu que décrivent les médias israéliens - souvent repris par la presse internationale - faisant fi de la présomption d’innocence et de tous les principes du droit au nom desquels ils prétendent s’exprimer?

 

Une campagne menée depuis des années contre Binyamin Netanyahou et sa famille


 

1) Le mensonge du droit : ‘summum jus’, summa injuria

 

Du point de vue strictement juridique, comme l’a écrit le professeur Dershowitz, autorité en la matière, représentant éminent de la fraction de la gauche juive américaine restée fidèle à Israël (et soutien traditionnel du parti démocrate aux Etats-Unis), “les relations entre le monde politique et les médias - et entre les politiciens et les rédacteurs en chef - sont trop nuancées et complexes pour être soumises à la main de fer du droit pénal”. “Renverser un Premier ministre dûment élu sur le fondement de l’application sans précédent d’une loi pénale large et extensible met en danger la démocratie”(1).

 

Mais les arguments juridiques, aussi fondés soient-ils, n’épuisent pas le débat autour des procédures visant le Premier ministre. Celles-ci mêlent en effet de manière inextricable le droit, la morale et la politique politicienne. L’appareil juridique n’est, ici comme ailleurs, qu’un outil au service d’une croisade politique, comme l’ont démontré les manifestants qui se sont réunis, semaine après semaine, devant le domicile du procureur de l’Etat Avishaï Mandelblit, pour l’appeler à inculper Nétanyahou, par une campagne de pression sans précédent et contraire à tous les principes de l’Etat de droit et de la démocratie.

 

Si les opposants à Nétanyahou avaient véritablement pour préoccupation première la justice et la morale -  et cette critique vise tout autant les responsables de la police et de la justice qui se sont acharnés contre lui ces dernières années - ils ne pratiqueraient pas la politique du “deux poids deux mesures” de manière aussi éhontée. Car la corruption politique n’est pas un phénomène nouveau en Israël.

 

Où étaient ses pourfendeurs, durant les affaires qui ont égrené la vie politique israélienne pendant des décennies, depuis “l’île grecque” d’Ariel Sharon, la “Mitsubishi” de Gonen Segev (aujourd’hui emprisonné pour trahison au profit de l’Iran) et jusqu’aux affaires mêlant Ehoud Olmert? A l’époque, ils ont “rempli d’eau leur bouche”, dans le meilleur des cas, quand ils n’ont pas soutenu les dirigeants incriminés - Ariel Sharon notamment - au nom de leurs intérêts politiques étroits et de leur idéologie. Pour promouvoir les accords d’Oslo ou le “retrait” de Gaza, tous les moyens étaient bons. La fin justifiait les moyens.

 

Synagogue détruite au Goush Katif - quand la fin justifiait les moyens


 

2) Le mensonge de l’argument moral

 

Ce même double standard moral est apparu ces derniers jours, quand la gauche israélienne et ses puissants alliés médiatiques ont lancé une nouvelle campagne contre Nétanyahou, accusé de s’être “allié aux kahanistes”.. En réalité, il n’y a là aucune alliance, mais le simple jeu normal de la politique, qui a amené les partis de la droite religieuse à s’unir, pour éviter de rejouer le scénario de 1992, quand la dispersion des voix de droite avait conduit à la défaite électorale, suivie par la catastrophe des accords d’Oslo.

 

Contrairement à ce qu’écrit le correspondant du journal Le Monde, faisant feu de tout bois contre Nétanyahou, celui-ci n’a pas “abattu l’interdit qui isolait les héritiers du rabbin Meir Kahane”. Cette affirmation comporte deux erreurs au moins. La première est que le parti Otsma yehoudit n’est frappé aujourd’hui d’aucun interdit par la commission électorale, ni par la Cour suprême (la même Cour qui avait invalidé la liste Kach en 1988) (2). Au contraire, son dirigeant Michaël Ben-Ari a déjà siégé à la Knesset, dans les années 2009-2013 et il s’y est fait remarquer comme un député professionnel, qui entretenait des relations amicales dans tous les partis.

 

Michael Ben Ari lors d’une interview à la Knesset

 

Quant à un prétendu interdit moral visant les héritiers du rabbin Kahana, ceux qui crient aujourd’hui au scandale et prétendent incarner la “conscience morale” de la politique sont restés étonnamment muets, lorsque des députés arabes soutenaient ouvertement les attentats du Hamas et le Hezbollah au sein même de la Knesset… Rappelons que lorsque la députée Zoabi monta à bord du Marmara, navire affrété par une organisation terroriste turque proche des Frères musulmans, et que la Knesset vota la levée de son immunité parlementaire, le procureur de l’Etat décida en 2011 de clore l’enquête la visant. En 2014, elle fit l’éloge des terroristes assassins de trois adolescents israéliens. La commission électorale décida de l’exclure des élections à la Knesset de 2015, décision qui fut annulée par la Cour suprême (3).

 

L’ex députée Hanin Zoabi - un soutien ouvert aux terroristes et aux assassins


 

3) L’intérêt supérieur de la nation

 

En fin de compte, l’électorat israélien, dans son immense majorité, n’est pas dupe des argumentations juridiques et morales tendancieuses. Il sait bien que la question véritable, la seule qui importe, est de savoir si Nétanyahou est digne de rester en fonction, et si un autre candidat valable est en mesure de le remplacer. A cet égard, la réponse demeure aujourd’hui la même qu’il y a six mois ou trois ans. Nétanyahou est - de loin - le seul candidat qui peut aujourd’hui diriger Israël. Ses accomplissements politiques et diplomatiques en font un des meilleurs Premiers ministres qu’a connus Israël depuis 1948. Comme l’écrit avec clairvoyance Caroline Glick, il existe un écart considérable entre l’image de Nétanyahou véhiculée par les médias israéliens et sa personnalité véritable.

 

C’est en effet Binyamin Nétanyahou qui a “transformé Israël en puissance économique et militaire” et a utilisé cette puissance économique pour “asseoir une nouvelle stratégie diplomatique” qui a permis le “retour d’Israël en Afrique, après quarante ans d’absence” sur le continent noir. Nétanyahou, conclut Glick (4), est le “dirigeant le plus important qu’a connu Israël depuis Ben Gourion” et aussi le plus sous-estimé. Le principal reproche qu’on peut lui faire aujourd’hui, alors que son destin politique et celui d’Israël sont en jeu, à quelques semaines des élections, est de n’avoir jamais préparé sa succession, préférant écarter tous ceux qui pouvaient s’épanouir et grandir dans son entourage.

Pierre Lurçat

 

(1) https://www.jpost.com/Israel-News/Alan-Dershowitz-publishes-open-letter-to-A-G-defending-Netanyahu-581888 C’est moi qui souligne.

(2) Au moment où nous écrivons ces lignes, la Commission électorale a validé la candidature de Michael Ben Ari, après que  le procureur de l’Etat se soit exprimé en faveur de l’invalidation de sa candidature.

(3) Dans la même décision, la Cour suprême autorisa le député de droite Baruch Marzel à se présenter.

(4) http://carolineglick.com/considering-netanyahus-transformational-leadership/

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Message de Binyamin Netanyahou à la Nation après sa mise en examen (texte intégral)

March 1 2019, 08:01am

Message de Binyamin Netanyahou à la Nation après sa mise en examen (texte intégral)

“J’ai rencontré hier à Moscou le president russe Vladimir Poutine et je lui ai dit que nous continuerons à agir avec détermination contre l’Iran et sa tentative de s’installer durablement en Syrie. Je remercie mon ami le président Poutine qui a accepté mes propos.

Lorsque je suis revenu en Israël j’ai entendu les déclarations du président Trump. Il a salué je cite: ‘le leadership fort, intelligent et déterminé avec lequel je dirige l’Etat d’Israël’. Je remercie mon ami Donald Trump pour ses paroles et pour son soutien sans faille à Israël. Ce lien particulier avec ces deux grandes puissances ne va pas de soi. Je le construis depuis de longues années et il nous aide à assurer notre avenir et notre sécurité. A protéger notre pays. La politique que je mène avec mes amis capables et expérimentés du Likoud nous a permis qu’Israël vive la meilleure décennie de son histoire. Dans l’économie, dans la politique étrangère, dans la sécurité et dans tous les domaines. Nous avons trannsformé Israël en puissance mondiale montante mais sans pour cela faire des concessions dangereuses, sans baisser la tête. Nous avons fait cela en renforçant constamment notre puissance.

La gauche sait très bien qu’avec de pareils succès elle ne pourra pas nous battre dans les urnes. Alors, depuis trois ans, elle se livre à une véritable persécution politique, une chasse à l’homme sans précédent dans un seul but: faire tomber le gouvernement de droite sous ma direction et de former un gouvernement de gauche dirigé par Lapid et Gantz. Ils ont exercé de constantes et lourdes pressions, je dirai presque inhumaines, sur le conseiller juridique du gouvernement afin qu’il annonce son intention de me mettre en examen sous condition d’audition alors qu’il est clair qu’il n’y a rien dans le dossier. L’objectif principal: influer sur les élections tout en sachant que ce château de cartes finira par s’écrouler après les élections. Et comme le conseiller juridique est finalement un être humain, il s’est laissé convaincre par les pressions de la gauche. Je veux vous dire qu’il s’est passé aujourd’hui quelque chose de particulièrement grave qui porte atteinte à la démocratie israélienne: pour la première fois dans l’histoire de l’Etat d’Israël, on entamne un processus d’audition peu de temps avant des élections. Chaque citoyen comprend qu’il s’agit d’un timing scandaleux destiné à faire tomber un gouvernement de droite et mettre à la place un gouvernement de gauche. Il n’y a pas d’autre explication à cette obstination à vouloir le faire maintenant, à tout prix, encore avant les élections. C’est là leur intention, en inondant la population de calomnies ridicules me concernant sans que me donner la possibilité de les réfuter avant les élections, mais seulement après. Mais n’ayez aucun doute là-dessus, je les réfuterai toutes, du début à la fin.

Il ne faut pas que cette pression influe sur les élections. Je sais que cela n’influencera pas la majorité d’entre les électeurs du Likoud, dont les médias méprisent d’ailleurs la sagesse. Mais il suffit que cela en influence une petite partie pour que cela amène la gauche au pouvoir.

Benjamin Netanyahu 2018.jpg

Que se passe-t-il maintenant dans les médias? Et cela va continuer! Emissions spéciales, exultations dans les studios. Je ne me souviens pas d’une époque où la gauche ait été aussi heureuse. On fabrique des dossiers de toutes pièces. On se souvient des dossiers fabriqués contre le ministre de la Justice de droite Yaakov Neeman?s héros d’Israël Rafaël Eitan ou Avigdor Kahalani. Les médias les avaient détruits et on exultait dans les studios de télévision. Et des ‘actes d’accusation détaillés’ avaient été émis contre eux. Il y avait des ‘témoins’, il y avait des ‘preuves’. Tout cela ne veut absolument rien dire. Et vous souvenez-vous comment cela s’est terminé, comme dans tant d’autres cas également? Cela s’est terminé avec rien var il n’y avait rien! Tout comme ce sera le cas pour moi.

Il y a encore quelque chose que je tiens à vous dire et que je n’ai pas encore dites. Dans cette chasse à l’homme contre moi, ils n’ont renoncé à aucun moyen. Ils se sont acharnés et s’acharnent encore contre mon épouse, contre mon fils. Ils ont fait vivre un enfer à ma famille depuis trois ans. Ils ont commencé en tentant de nous coller, à mon épouse et à moi-même six cas de corruption. C’est un château de cartes qui s’écroule. Maintenant déjà, avant l’audition, avant même que je ne prenne la parole ou que présente les documents qui réfutent tout cela, cinq accusations sur les six ont déjà été balayées. Et cela va continuer, les dossiers seront vides et s’évaporeront comme de la poussière. Ils s’avèreront vides lorsque je pourrai enfin être confrontés aux témoins d’Etat qui ont produits de faux-témoignages contre moi pour sauver leur peau. Ils sont d’ailleurs accusés de choses qui ne me concernent même pas. Mais on leur a dit: ‘Où vous trouvez des accusations contre Netanyahou ou c’est vous qui irez en prison. Les dossiers s’écrouleront car je ferai comparaître des dizaines de témoins qui curieusement n’ont jamais été sollicités. Ils s’écrouleront lorsque je présenterai tous les documents et protocoles qui prouvent que j’ai agi en toute légalité. Il ne restera même pas le souvenir de toutes ces accusations. Dans les dossiers fabriqués 1000, 2000 et 4000, tout est mensonger. Ils ont transformé tout ce qu’ai fait ou dit en infraction pénale. Il y a tant d’exemples, mais je les fournirai lors de l’audition.

Le Prof. Alan Dershowitz, l’un des plus grands juristes au monde, a déclaré que les dossiers 1000 et 2000 sont des dangers pour la démocratie et pour l’équilibre entre le journalisme et la police, entre le gouvernement et les journalistes. Il dit que c’est un fait sans précédent dans l’histoire du droit en Israël mais aussi du droit international de considérer une couverture médiatique favorable comme une forme de corruption. Il faut que vous compreniez bien ce qu’ils entendent lorsqu’ils parlent de corruption. Ils ne parlent pas d’argent, d’enveloppes. d’espèces, ils parlent de 2,5 articles sur le site Walla parmi un océan d’articles hostiles à mon égard. Il est absurde de prétendre que j’ai pris le contrôle de Walla. Ce site a été et reste un site d’extrême gauche qui m’est très hostile. Allez sur Google et regardez par vous-mêmes. Quel est le premier dirigeant dans l’Histoire qui est accusé de corruption pour une couverture médiatique positive ? Moi, Binyamin Netanyahou, l’homme politique le plus Sali par les médias israéliens ! Il est intéressant que l’on ne fasse pas la même chose à d’autres politiciens qui ont bénéficié d’une couverture médiatique très flatteuse de la part de Yediot Aharonot en contrepartie de leur soutien à la loi de fermeture du journal Israël Hayom, ce qui aurait rapporté des millions à Noni Moses (ndlr : propriétaire de Yediot Aharonot).

Faisons maintenant un exercice de réflexion : quelqu’un peut-il m’expliquer si l’on admet qu’une couverture médiatique est de l’ordre de la corruption, pourquoi n’a-t-on jamais interrogé Yaïr Lapid à propos des dizaines d’entrevues secrètes qu’il a eues avec Noni Moses, pour le soutien de son parti à la fermeture d’Israël Hayom et la couverture médiatique élogieuse dont il a bénéficié? Je vous le dis, et essayez de me comprendre : moi qui ai stoppé cette loi, je suis mis en accusation, et eux n’ont même pas été interrogés! Le monde à l’envers! A moins que la réponse soit: une couverture médiatique constitue un acte de corruption uniquement si vous vous appelez Netanyahou!

Qu’en est-il du dossier 1000 ? Ils ont utilisé des centaines de millions de la poche des contribuables pour une enquête, et qu’ont-ils trouvé ? Des cigares, des plateaux-repas, des broutilles. Les montants ont été gonflés et ils ont compté les bouteilles de champagnes et les cigares que Miltshin a acheté pour son compte et ils ont tout mis sur le mien ! Pour l’ancien Premier ministre Olmert, qui avait reçu des stylos de luxe pour plus d’un million de shekels, de la part d’hommes d’affaires, le conseiller juridique de l’époque avait considéré qu’il n’y avait pas lieu d’ouvrir une enquête. Vous avez compris le principe : pas de Bibi, pas d’enquête ! Il y a aujourd’hui une pression énorme de la part des médias, de la gauche ainsi que de fonctionnaires juridiques afin de publier des accusations mensongères encore avant les élections.

D’après les médias, les deux procureurs qui ont adopté une ligne extrême contre moi ont été Shaï Nitzan et Liat Ben-Ari. Nouvel exercice de réflexion : comment expliquer que Liat Ben-Ari, qui a poussé le conseiller juridique à annoncer sa décision avant les électionms, avait fait stopper en 2013 les enquêtes contre Tsipi Livni en arguant qu’il s’agirait d’une ingérence dans le processus électoral? Et Shaï Nitzan, qui s’est acharné contre les hommes de droite ? Il y a une loi pour tout le monde, et une loi pour le Premier ministre Binyamin Netanyahou. Il y a des normes électorales pour tout le monde, et il y a des normes électorales pour Netanyahou et le Likoud.

Je vous le redis, citoyens d’Israël, tout ce château de cartes finira par s’écrouler. J’en suis absolument convaincu. J’en suis convaincu à 4000% ! J’ai l’intention de vous servir et de servir l’Etat d’Israël comme Premier ministre pendant de longues années encore, et ne croyez pas à toutes les manipulations. J’ai l’intention de vous servir encore longtemps, mais cela dépendra de vous et non pas de fonctionnaires, de studios de télévision, de journalistes ou commentateurs politiques. Cela dépendra uniquement de vous, citoyens d’Israël.

Ne laissez pas cette chasse à l’homme vous perturber. Ce scrutin se joue entre un parti de gauche faible avec Lapid et Gantz, avec les partis arabes et un gouvernement de droite fort sous ma direction et celle du Likoud. De très nombreux d’entre vous viennent vers nous ces derniers jours et nous disent : ‘Bibi, nous sommes avec vous et avec Sarah!’ ‘Ne craquez pas!’ Je leur réponds : ‘Je ne craquerai pas. Ils me demandent d’où je tire ma force?Alors je leur répond: ‘Je tire ma force de trois sources. De ma chère et merveilleuse famille qui est la colonne vertébrale de ma vie. Ensuite, de la certitude que ces accusations contre moi sont sans fondement et que la vérité, et enfin de vous, chers citoyens d’Israël, qui me soutenez et m’encouragez afin que je continue à diriger ce pays pour notre avenir à tous ».

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Photo Tomer Neuberg / Flash 90

SOURCE https://lphinfo.com/message-de-binyamin-netanyahou-a-la-nation-apres-sa-mise-en-examen-texte-integral/

Conférence exceptionnelle le 3 mars 2019 à Tel-Aviv:


Elections israéliennes 2019: Connaître le passé, comprendre le présent et réfléchir au futur

“La contestation de l'Etat juif par les élites israéliennes”

 

9 avril 2019

?

 

Une conférence pour tout savoir des institutions israéliennes, du sionisme politique, des grands hommes à l’origine de ce projet (Herzl, J‎abotinsky, Ben Gourion…) et de l'histoire des partis politiques israéliens de 1920 à aujourd’hui.


Une conférence animé par Pierre Lurçat, essayiste et traducteur, auteur de plusieurs essais sur le sionisme, Israël et l'islam radical.

Son dernier ouvrage "Israël, le rêve inachevé" est paru en novembre 2018 aux Editions de Paris.

Date : 3 mars 2019
Horaire : 20h - 22h
Lieu : Ulpan Neve Tzedek, 7 Lilienblum Tel Aviv


Entrée : 20 shekels


Inscriptions auprès de Déborah Pewzer : 052 67 69 746




03/03/19 - 3e conférence : “La contestation de l'Etat juif par les élites israéliennes”

 

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Jean-Pierre Filiu, prof à Sciences Po, rappeur à Gaza

January 24 2019, 14:07pm

Posted by Pierre Lurçat et Jean-Pierre Bensimon

Professeur à Sciences-Po et auteur d'un récent brûlot anti-israélien, celui que les médias français présentent comme un "politologue" arabisant et "islamologue" est aussi un propagandiste anti-israélien, comme le rappelait il y a quelques années Jean-Pierre Bensimon, dans un article -reproduit ci-dessous- paru à l'occasion de la diffusion d'un clip de rap sur Gaza, dont les paroles avaient été écrites par... Jean-Pierre Filiu. Sciences-Po, on le sait, s'est ouverte aux banlieues depuis plusieurs années, dans le cadre d'une politique de "discrimination positive". On ne doit donc pas s'étonner outre-mesure qu'un prof à Sciences Po soit aussi auteur de rap anti-israélien... 

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Jean Pierre Filiu arborant un keffieh sur France Inter

Jean-Pierre Filiu serait-il un voyou ? Jean-Pierre Bensimon

Publié le par danilette

 Pour un autre regard sur le Proche-Orient n°8, Octobre 2012

 

Jean-Pierre Filiu vient d'écrire une chanson assassine, "Une vie de moins" interprétée par le groupe Zebda. C'est le cri d'un enfant de Gaza mort sous les balles d'un soldat israélien. Qui raconte sa vie dans un clip, sous un emballage graphique ciselé. (1)  "Je suis né sur une terre qui n'est plus à moi, une terre piétinée, une terre occupée...pour oublier le blocus et la misère, j'ai grandi bercé au son des récits de l'exil." Et pour finir. "Je suis mort à ce qu'on m'a dit d'une balle perdue, je suis mort assassiné par un homme inconnu qui croyait faire son devoir en tirant dans le brouillard sur des ombres d'ennemis aux armes dérisoires..."

Traduisons: Israël l'occupant qui se repait de piétiner le peuple arabe de gaza, est un tueur d'enfants. L'accusation des Juifs d'assassiner les enfants trouve ses racines pluriséculaires dans le vieux discours antisémite chrétien, avant de faire les beaux jours du nazisme et d'imprégner aujourd'hui le tsunami islamiste. Le martyr Merah, saisissant par les cheveux la petite Myriam Monsonégo, 8 ans, et lui collant le canon de son arme sur le front, rétablit enfin l'injustice faite aux enfants palestiniens.

Israël et les enfants palestiniens, une longue histoire. Aux nouvelles de ce jour, des habitants d'un village palestinien amènent leur enfant de 6 ans qui s'est électrocuté aux portes de la localité juive la plus proche, Neveh Tsouf (Rive Occidentale). Il est immédiatement pris en charge et transféré à l'hôpital de Tel-Hashomer. Remarque d'un résident: "ce genre d'entraide est fréquent, pourtant cela n'aide pas à développer une bonne amitié.'' Un souvenir revient. Le 11 mars 2011, la famille Fogel, les parents et trois de leurs enfants, sont horriblement assassinée au couteau à Itamar près de Naplouse. La tête du bébé est même détachée du corps. Quelques jours après, le chef d'état major de l'époque, Benny Ganz, rend une visite de condoléances aux restes de cette famille. Dans ce moment funèbre, un taxi palestinien déboule à toute vitesse à l'entrée de l'implantation. A son bord une mère palestinienne en train d'accoucher, en danger de mort, l'enfant ayant le cordon ombilical enroulé autour du cou. Un soldat de 19 ans qui accompagne le chef d'état-major, le caporal Haïm Levin, se précipite, donne les premiers soins, et assisté des paramédicaux présents, il sauve la mère et l'enfant. Les corps des trois petits Fogel égorgés étaient encore chauds. Les Palestiniens confient leurs enfants en grande détresse aux Israéliens. M. Filiu n'a pas écrit de chanson en la circonstance.

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Filiu en costume de ville

 

Pourquoi ? Parce qu'il s'agit là d'épisodes ponctuels et marginaux qui disent le contraire de la réalité ? Bien. Mais alors quand Israël développe les seules banques de données de moelle au monde permettant de traiter des maladies congénitales des jeunes palestiniens, ou quand il crée à Hadassah un service dédié aux opérations des malformations cardiaques spécifiques des enfants palestiniens, s'agit-il toujours d'actions marginales ou de "communication"? Oui? Donnons alors la parole à l'UNICEF. Sa grande étude de 2009 porte sur les retards de croissance des enfants de moins de 5 ans, marqueurs idéals des situations de grande misère. L'étude conclut que ce sont les enfants palestiniens qui présentent le moins de retards, donc de misère, de tout le monde arabe, y compris les plus riches pays pétroliers. (2)

Pour aller plus loin encore, citons le journaliste saoudien Abdulateef Al-Mulhim, qui s'échine à ouvrir les yeux de ses frères arabes: " Beaucoup d'Arabes ne savent pas que l'espérance de vie des Palestiniens qui vivent en Israël est beaucoup plus grande que celle de nombreux États arabes, et qu'ils jouissent de plus de libertés politiques et sociales que la plupart de leurs frères arabes. Même les Palestiniens qui vivent sous occupation israélienne sur la rive occidentale du Jourdain et dans la bande de Gaza bénéficient de plus de droits politiques et sociaux que ceux qui existent dans de nombreux endroits du monde arabe. " (3)

Tout cela Jean-Pierre Filiu le sait parfaitement. Il sait qu'il retourne délibérément la réalité, tête en bas, qu'il intervertit l'assaillant et la victime, le porteur de civilisation en porteur de barbarie, et qu'il active des mythes meurtriers. Car si les Israéliens, plus ordinairement les Juifs, sont des oppresseurs cruels et des tueurs d'enfants, il n'y a pas d'exactions à leur encontre qui ne soient pas justifiées. Merah l'a déjà dit. Filiu sait aussi qu'il y a dans la France en crise profonde d'aujourd'hui, une masse de jeunes gens, généralement de sensibilité arabo-musulmane, qui sont la cible facile des prêches salafistes et jihadistes. Il sait que le point d'entrée de leur endoctrinement est la criminalisation d'Israël et des Juifs, le second temps étant celui de la stigmatisation de la France et de l'Occident. En s'associant à Zebda pour diffuser une version modernisée du crime rituel, clip soigné à l'appui, il trouve un vecteur idéal de transmission du virus qu'il héberge à la jeunesse arabo-musulmane. Il jette essence et allumettes sur le baril ethno-communautaire français. D'autant que l'ennemi jihadiste intérieur de la  nation France a vite fait de trouver une jonction avec les rejets innombrables d'Al Qaïda et en particulier, avec l'Aqmi qui nous menace à nos portes.

Son motif ? Ne pas laisser s'effacer passivement la "Palestine" de l'actualité qu'elle occupe depuis des décennies dans la sphère des média et des intellectuels, cette réserve des bataillons supplétifs et bornés de la propalestine. On avait remarqué, alors que le Printemps arabe en était à ses débuts et qu'ils n'avait pas encore été colonisé par les phalanges islamistes, que le thème d'Israël, l'ennemi indispensable des dictatures, avait disparu du discours arabe. C'était un excellent signe, les Arabes allaient se poser les bonnes questions sur leurs sociétés, et peut-être élaborer un véritable avenir. Le mouvement de réaction islamiste, qu'il ait pris le visage du tunisien Ghannouchi ou de l'égyptien Morsi, a très vite fait de remettre la haine d'Israël en tête des priorités. Et en France, il y a depuis la rentrée une véritable entreprise collective de retour au bon vieux "narratif" antisioniste. Alain Frachon du Monde du 4 octobre "Le conflit Israël-Palestine a disparu", Enderlin sur son blog, Mme Carole Gaessler avec son  brûlot minable  "Les cinq caméras cassées" du 9 octobre sur France 5. A présent M. Filiu, sa chanson, et sa grosse caisse, Zebda. Appuyé sur ses innombrable relais médiatiques, la baleine antisioniste reprend son éternel numéro d'exécration.

Qui est M. Filiu? C'est un ancien fonctionnaire, un diplomate, un universitaire polyglotte. Il croule sous les diplômes, les reconnaissances universitaires, les publications scientifiques et grand public. Il fait partie de l'aristocratie nationale bureaucratique et universitaire. Sa chanson porte à l'incandescence les secteurs les plus sensibles et les plus pathologiques de la nation. Ceux qui ont donné le jour à un Merah ou un Jeremy Bailly, des tueurs. Combien de nouveaux tueurs va-t-on devoir à M. Filiu, à sa chanson et à son clip ? En fait, M. Filiu est un diffamateur, un voyou. Son aristocratie n'est qu'une voyoucratie. Et l'on entend des cris. Entend-les Filiu. Ils s'appellent Imad Ibn-Ziaten 30 ans, Abel Chennouf 26 ans, Mohamed Legouad 24 ans, Jonathan Sandler 30 ans, Gabriel Sandler 3 ans, et Aryeh Sandler 6 ans, Myriam Monsonégo 8 ans, et ils te regardent au fond des yeux.

Jean-Pierre Bensimon

 

Notes

1 - http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=fDGR_1gYFtM

2 - Enfants palestiniens sous occupation mais en très bonne forme Le Monde 13 nov. 2009

3 - Abdulateef Al-Mulhim , Arab News, Arab Spring and the Israeli enemy  le 6 octobre 2012http://www.arabnews.com/arab-spring-and-israeli-enemy

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Jabotinsky pionnier de l’antiracisme en Amérique, Pierre Lurçat

January 13 2019, 19:06pm

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Jabotinsky pionnier de l’antiracisme en Amérique, Pierre Lurçat

La dernière manière d'attaquer Israël - plus sournoise que le traditionnel antisionisme - consiste à déplorer que les dirigeants actuels, et en premier lieu Binyamin Nétanyahou - se soient "éloignés du rêve sioniste des Pères fondateurs". Ce discours est notamment celui d'un Jean-Pierre Filiu, auteur d'un livre récent sur Nétanyahou, intitulé Main basse sur Israël. J'ai eu l'occasion de débattre avec lui sur la chaîne i24 et de dénoncer sa vision caricaturale d'Israël. Pour contrer cette description de la droite israélienne, je remets en ligne cet article sur Jabotinsky, qui montre que la réalité est bien différente de la vision qu'en donnent les adeptes du "Netanyahou bashing", qui n'est pas autre chose que le nouveau visage de la vieille détestation d'Israël. P.L.

 


Jabotinsky.jpgA l’occasion d'un débat à la Knesset sur la proposition de loi visant à interdire l’utilisation du mot « nazi » comme insulte, le quotidien Ha’aretz rappelait que David Ben Gourion avait jadis qualifié Jabotinsky de « Vladimir Hitler ». L’animosité que Ben Gourion vouait à son grand rival de la droite sioniste n’a pas peu contribué aux stéréotypes négatifs entourant la figure du fondateur du sionisme révisionniste. Mais ceux qui se penchent sur la vie et l’œuvre du « Roch Bétar » découvrent un homme très éloigné du portrait peu flatteur qu’ont parfois dressé de lui ses adversaires politiques.

Le professeur Rafael Medoff, directeur de l’institut Wyman de recherche sur l’antisémitisme à Washington, a rappelé récemment, fort à propos, que Jabotinsky avait été un des pionniers de la lutte contre le racisme aux Etats-Unis, en 1910, dans son fameux article « Homo homini Lupus » (« L’homme est un loup pour l’homme »).

Cet article avait été écrit à la suite d’un combat de boxe, organisé le 4 juillet (Jour de l’Indépendance) à Reno, Nevada, entre Jack Johnson et Jack Jeffries, deux champions poids lourds qui ne s’étaient jamais rencontrés auparavant sur un ring. Le premier était en effet noir et le second blanc. Présenté comme le « Combat du siècle », le matche s’acheva par la victoire de Johnson, qui déclencha une vague d’émeutes raciales dans plus de 50 villes des Etats-Unis, faisant une vingtaine de victimes.

 

Johnson_jeff.jpg

Le combat entre Jack Johnson et Jack Jeffries

 

Jabotinsky décrit, dans son article pour le journal russe Odesskiye Novosti (Les Nouvelles d’Odessa), comment des foules en furie se jetèrent sur les habitants noirs, à cinquante contre un, attaquant même les femmes et les enfants. Aux yeux du jeune journaliste russe (âgé de 30 ans), c’était la preuve que les Etats-Unis, la « République la plus libre au monde », souffraient d’un mal quasiment incurable. « Un Juif russe peut encore se convertir », écrit-il, mais « la race ne peut être effacée ». Il décrivait ensuite le régime de ségrégation encore en vigueur aux Etats-Unis, près de cinquante ans après la fin de la guerre de Sécession et l’abolition officielle de l’esclavage.

maison jabo.jpgPour le Roch Bétar, intellectuel polyglotte né dans la ville cosmopolite d’Odessa 1 et théoricien du sionisme formé à l’école politique italienne du début du 20e siècle ; partisan intransigeant de l’égalité des hommes et des femmes ; auteur du fameux Programme d’Helsingfors 2, qui se disait « fou de l’idée d’égalité », l’inégalité des Noirs aux Etats-Unis était une tache indélébile sur le plastron de la grande démocratie américaine.

(Photo ci-contre : la maison natale de Jabotinsky à Odessa)

« Je déteste à un point extrême, de manière organique, d'une haine qui échappe à toute justification, à la rationalité et à la réalité même, toute idée montrant une différence de valeur entre un homme et son prochain. Cela ne relève peut-être pas de la démocratie mais de son contraire : je crois que tout homme est un roi, et si je le pouvais, je créerais une nouvelle doctrine sociale, la doctrine du "Pan-basilisme"...)

Jabotinsky était pourtant un admirateur de la civilisation américaine, comme cela ressort du passage suivant de son autobiographie, où il rapporte un souvenir de son premier voyage aux Etats-Unis :

« L'art politique subit le même sort que celui de l'architecte : comme pour ce bâtiment universitaire que je vis, il y a quelques jours, dans une ville des États-Unis – une tour de cinquante étages, belle comme un rêve matinal, comme une chute d'eau qui s'élance des profondeurs jusqu'aux hauteurs célestes du firmament – et je ne trouvai personne dans toute la ville qui se rappela du nom de son constructeur, pas même le serveur du restaurant, à qui rien n'était caché (c'est lui qui me conseilla d'aller voir la nouvelle université) – lui aussi ignorait le nom de l'architecte ; et dans sa sagesse profonde il me dit : - Cela n'a pas d'importance, Monsieur. L'architecte a dessiné les plans ; d'autres sont venus et les ont modifiés ; les entrepreneurs les ont abîmés ; les imbéciles qui siègent au conseil municipal ont détruit tout ce qu'ils pouvaient détruire ; mais l'édifice est encore debout, c'est le principal ; qui l'a construit ? L'Amérique l'a construit ».

 

Jabotinsky-Speech.jpg

Vladimir Jabotinsky at the Manhattan Center, June 19, 1940. Photo: Jabotinsky Institute

 

Par la suite, cependant, Jabotinsky fut amené à nuancer son regard et l’enthousiasme initial pour la civilisation américaine fit place à un jugement plus critique, qui ne portait pas seulement sur les maux de la société – comme dans l’article Homo homini Lupus précité – mais sur des aspects différents de l’« American Way of Life », comme l’omniprésence des loisirs et la culture de masse…

 

Notes

1. Sur le climat intellectuel de la ville d’Odessa et son influence sur le jeune Jabotinsky, voir notamment l’ouvrage parfois discutable mais fort intéressant de Michael Stanislawsky : Zionism and the Fin de Siècle: Cosmopolitanism and Nationalism from Nordau to Jabotinsky. J'ai évoqué la figure de Jabotinsky dans la belle émission Histoire que lui a consacrée Valérie Perez sur i24.
2. Le programme d’Helsingfors, élaboré en novembre 1906, proclamait les droits des minorités nationales de l’Empire russe, juive et autres.

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Qui est véritablement Binyamin Nétanyahou ? par Pierre Lurçat - Bibi, la vie et l’époque turbulente de Benjamin Netanyahou

November 28 2018, 08:25am

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Qui est véritablement Binyamin Nétanyahou ? par Pierre Lurçat - Bibi, la vie et l’époque turbulente de Benjamin Netanyahou

 

L’éditorialiste de Makor Rishon Haggai Segal rapportait vendredi dernier l’anecdote suivante. L’ancien Premier ministre israélien Itshak Shamir lui avait dit, au cours de son mandat, que le jour où le journal Ha’aretz ferait son éloge, il aurait  de quoi s’inquiéter… Ce jour est venu, non pas pour Itshak Shamir - demeuré un modèle de fermeté face aux pressions intérieures et extérieures (notamment à l’époque du président Georges W. Bush), mais pour l’actuel Premier ministre, Benjamin Nétanyahou. Ce dernier a en effet été qualifié la semaine dernière, dans les colonnes du journal des élites israéliennes, “d’homme de paix” et d’un “des dirigeants les plus anti-guerre que nous ayions connus” en Israël.

 

L’auteur de ce éloge inattendu n’était autre que Gideon Levi, éditorialiste du Ha’aretz et une des voix les plus radicales de l’extrême-gauche israélienne. Cela n’empêche pas les médias internationaux de continuer à présenter Nétanyahou comme un empêcheur de paix et son gouvernement comme “le plus à droite que l’Etat d’Israël ait jamais connu...” Au-delà des qualificatifs - souvent erronés ou excessifs - que les médias utilisent à son endroit, il est vrai que Nétanyahou demeure à de nombreux égards une énigme. Le 14e Premier ministre israélien, qui est en passe de ravir à David Ben Gourion le record de longévité à ce poste, est tantôt décrit comme un modèle de pragmatisme - voire d’opportunisme politique - tantôt comme un idéologue de droite. Qui est-il vraiment?


 

La biographie que lui a consacré le journaliste Anshel Pfeffer (1) apporte des éléments de réponse à cette question, qui continue de tarauder les meilleurs observateurs de la scène politique israélienne depuis plus de deux décennies. En tant que contributeur du quotidien Ha’aretz - qui n’épargne pas le Premier ministre et sa famille - Pfeffer a réussi à écrire une biographie équilibrée, en évitant de tomber dans l’excès ou dans la caricature. Il décrit ainsi, dans les premiers chapitres de son livre, l’environnement dans lequel a grandi Benjamin, ses deux frères Ido et Yoni (qui trouvera la mort lors de l’opération héroïque de sauvetage des otages à Entebbé), et leurs parents, le professeur Bentsion Nétanyahou et sa femme.

 

L’auteur relate avec talent l’ascension politique de Nétanyahou, d’abord au sein de l’ambassade d’Israël aux Etats-Unis, où il devient le protégé de Moshe Arens, puis en tant qu’ambassadeur aux Nations-Unis, en 1984, où il se fait remarquer pour ses talents de diplomate et d’orateur hors-pair. Dès cette époque, le jeune Benjamin Nétanyahou fait en effet preuve de dons exceptionnels pour la “hasbara” (terme difficile à traduire qui désigne la capacité de défendre une politique), à la tribune et dans les coulisses des Nations unies. Pfeffer rapporte ainsi la manière dont “Bibi” utilise des éléments visuels pour appuyer son argumentation, n’hésitant pas à projeter un film  montrant un diplomate tentant vainement de téléphoner au Liban pour illustrer l’état d’anarchie régnant dans le pays. Trente ans plus tard, il utilisera des moyens similaires pour démontrer au monde entier la duplicité de l’Iran.

 

A l’ONU - un don incontestable pour la “hasbara”


 

La qualité majeure de Benjamin Nétanyahou , tel qu’il ressort du livre d’Anshel Pfeffer, est incontestablement celle d’animal politique. Doté d’un charisme exceptionnel, il sait manoeuvrer à travers les écueils de la politique intérieure israélienne, et fait montre d’une capacité d’analyse et de compréhension rarement égalées par ses pairs. Issu d’une famille jabotinskienne réputée, mais relativement à l’écart de la vie politique du fait de son exil aux Etats-Unis, Nétanyahou parvient à doubler plusieurs concurrents parmi les “Princes du Likoud” - et notamment David Lévy, qui deviendra un rival féroce.


 

Un animal politique

 

Dans des pages intéressantes de son ouvrage, Pfeffer montre les rapports ambivalents entre Bibi et Itshak Shamir, qui le considère comme superficiel et incapable de résister aux pressions. Un des chapitres les plus instructifs est celui qui retrace le premier mandat de Nétanyahou, arrivé au pouvoir contre toute attente, en 1996, au lendemain de l’assassinat d’Itshak Rabin (au sujet duquel Pfeffer dissipe la calomnie voulant que Bibi ait participé à des manifestations “incitant” au meurtre…(2) A l’âge de 46 ans, il devient le plus jeune Premier ministre israélien depuis 1948.

 

Quelle a été l’influence de sa famille sur Bibi? Sur ce point crucial - que j’aborde dans mon dernier livre, dans un chapitre consacré à Bentsion Nétanyahou (3) - l’auteur apporte des éléments de réponse intéressants. Ainsi, on découvre comment “Bibi” a souffert du sentiment d’insatisfaction que son père éprouvait à son égard. “”Il aurait sans doute fait un meilleur ministre des Affaires étrangères que Premier ministre”, dira un jour Bentsion de son fils, pour la plus grande joie de ses adversaires. Le dernier chapitre du livre s’intitule, de manière éloquente, “Stuck on top”, “coincé au sommet”.

 

Bentsion Netanyahou et son fils, lors d’une cérémonie en souvenir de Yoni


 

A l’heure où ces lignes sont écrites, “Bibi” donne toujours l’impression d’être irremplaçable, y compris aux yeux de ses plus farouches adversaires. L’impuissance qu’il a manifestée face au Hamas au cours des derniers mois pose, une fois de plus, la question de sa succession. Car au-delà de ses succès - en diplomatie notamment et en économie - les “années Bibi” auront aussi été celles d’une lente et irrésistible érosion de la force de dissuasion de Tsahal, après les retraits de Gaza et du Sud-Liban aux conséquences désastreuses, orchestrés par deux de ses prédécesseurs, Ariel Sharon et Ehoud Barak.

 

Bien entendu, Nétanyahou n’est pas le seul responsable de cet état de fait préoccupant. A plusieurs reprises, il s’est opposé à l’establishment militaire et sécuritaire - notamment sur le dossier iranien - pendant ses deux derniers mandats, comme le rapporte Pfeffer. Ce sont souvent les chefs de l’armée, du Mossad et des autres services de sécurité qui ont freiné les initiatives militaires, contre l’Iran et contre ses bras armés que sont le Hezbollah et le Hamas. Qui saura ramener à Israël son indispensable force de dissuasion militaire d’antan? La question reste ouverte.

Pierre Lurçat

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Pierre Lurçat pour Dreuz.info.

 

Notes

(1) Anshel Pfeffer, Bibi: The Turbulent Life and Times of Benjamin Netanyahu: Basic Books 2018.

(2) Rappelons que le fameux poster représentant Itshak Rabin z.l en uniforme S.S. était la création de l’agent du Shabak, Avishaï Raviv.

(3) Mon dernier livre, Israël le rêve inachevé, Quel Etat pour le peuple juif?, vient de paraître aux éditions de Paris/Max Chaleil.

Je parle du livre sur Dreuz.info au micro de Jean-Patrick Grumberg : https://www.dreuz.info/2018/11/27/interview-pierre-lurcat-a-propos-de-son-dernier-livre-israel-le-reve-inacheve-le-juif-apprend-toujours-par-les-catastrophes/

 

 

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La “faculté de l’inutile” : la justice israélienne au service des ennemis de la démocratie, par Pierre Lurçat

February 28 2018, 16:58pm

Posted by Pierre Lurçat


 

Derrière les mots convenus de “lutte contre la corruption” et de “défense de l’Etat de droit”, c’est un tout autre combat qui se joue actuellement en Israël. L’histoire du 20e siècle nous enseigne que ceux qui prétendent parler au nom du droit et de la justice sont parfois les pires ennemis du droit et de la justice authentiques. Dans son roman La faculté de l’inutile, l’écrivain juif Youri Dombrovski relatait ses quatre arrestations par la police politique du régime soviétique et ses procès kafkaïens, accusé de “détournement de fonds de l’Etat”. La “faculté de l’inutile”, c’est le surnom officiel donné à la faculté de droit par le régime soviétique, qui a transformé la justice en parodie et le code pénal en instrument de répression politique. En quoi cette expression et la réalité qu’elle désigne sont-elles pertinentes pour décrire la situation actuelle en Israël ?

 

Youri Dombrovski

 

Amnon Lord* cite à ce propos l’avertissement lancé il y a une dizaine d’années par le professeur Boaz Sanjero, spécialiste de droit pénal israélien, dans les colonnes du journal Makor Rishon, contre ceux qui prétendaient mettre de côté les règles de la démocratie. “Ceux qui pensent que nous pourrons plus tard ressortir les instruments du jeu démocratique de l’armoire où ils ont été rangés se trompent… Un second désengagement risque de faire suite au premier, et le désengagement de la démocratie risque de devenir notre pain quotidien”, écrivait alors Sanjero. Cet avertissement date d’août 2005, époque du “désengagement de Gaza” (‘Hitnatkout’) - qui vit la Cour suprême entériner les pires abus de droit commis par le gouvernement contre les habitants du Goush Katif, chassés de leurs maisons et privés de leurs biens.

 

La police instrumentalisée au service d’intérêts politiques : Amona 2006

(photo d’Oded Bellity, prix Pulitzer)

 

Je me souviens notamment avoir assisté au spectacle terrible des cercueils des habitants morts au Goush Katif sortis de leurs tombes et portés en procession dans les rues de Jérusalem - car même les morts avaient été expulsés! - une des images les plus effroyables qu’il m’a été donné de voir en 25 ans de vie en Israël. Mais l’abus de droit ne concernait pas “que” les pionniers du Goush Katif ; car il touchait aussi tous ceux qui voulaient faire entendre démocratiquement leurs voix contre cette décision inique : des autobus étaient bloqués sur les routes et des manifestants pacifiques (y compris des enfants et jeunes filles de 14 ans) furent jetés en prison et violentés par la police, avec l’aval des tribunaux et de la Cour suprême… Si j’évoque ces souvenirs d’une époque déjà lointaine, c’est parce que les événements dramatiques de ces dernières semaines ont pour beaucoup d’Israéliens un goût de déjà-vu.

 

Comme à l’époque de la “hitnatkout” en effet, la police israélienne est devenue aujourd’hui (si tant est qu’elle ait cessé de l’être…) un instrument politique, non plus aux mains du gouvernement comme alors, mais entre les mains de ceux qui veulent à tout prix faire tomber le gouvernement de Binyamin Nétanyahou. La justice elle-même est elle aussi largement instrumentalisée au service d’intérêts politiques, comme en témoigne la dernière affaire de collusion entre la juge Poznansky-Katz et un enquêteur de l’Autorité israélienne des marchés financiers (affaire que certains membres de la profession judiciaire ont qualifié de “Yom Kippour de la Justice israélienne”).

 

Aujourd’hui, comme alors, certains voudraient mettre de côté les règles démocratiques fondamentales de séparation des pouvoirs et de neutralité de la justice et le principe essentiel de l’égalité devant la loi, convaincus que “la fin justifie les moyens”. Plusieurs années avant la Hitnatkout déjà, la députée travailliste Yuli Tamir (fondatrice du mouvement La Paix Maintenant) avait affirmé que “pour la paix, il est possible de suspendre la démocratie pour une durée déterminée”. C’était encore à l’époque de l’euphorie mortifère engendrée par les accords d’Oslo, quand la vie des citoyens israéliens ne valait plus grand chose et que le Moloch de la paix exigeait chaque semaine son tribut sanglant de victimes juives, sacrifiées sur l’autel des accords signés avec l’inventeur du terrorisme international.

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Yuli Tamir (avec Ehud Olmert) : "Suspendre la démocratie"

 

“Démocratie totalitaire” contre démocratie authentique

 

Cela fait bien longtemps que les accords d’Oslo ont été enterrés dans le feu et le sang, mais l’idéologie qui leur a donné naissance est encore vivante. Cette idéologie porte un nom : celui de “démocratie totalitaire” - concept forgé par l’historien Jacob Talmon pour décrire un régime ou une société dans lesquels une démocratie formelle apparente coexiste avec l’idée d’une vérité unique absolue. C’est au nom d’une telle idéologie que des gouvernements israéliens ont sciemment créé un embryon d’Etat-OLP en Judée-Samarie, puis un “Hamasland” à Gaza. Et c’est au nom de cette même idéologie que les nouveaux Robespierre d'Israël tentent aujourd’hui de faire tomber le gouvernement de Binyamin Nétanyahou.

Ces derniers ont depuis longtemps aboli le principe d’égalité devant la loi et les règles fondamentales des institutions démocratiques, qui ne valent rien à leurs yeux, comme ils le déclarent ouvertement, puisque la chute de Nétanyahou justifie les moyens (tout comme le retrait de Gaza justifiait la “suspension” de la démocratie). Ils sont prêts à tout pour faire tomber le gouvernement actuel, dont le seul “crime” à leurs yeux est d’appliquer une politique de droite conforme aux souhaits de son électorat. Ils n’ont d’ailleurs (comme la gauche américaine ou française) que mépris pour le petit peuple, qui a porté Nétanyahou au pouvoir à quatre reprises.

 

Comme l’écrit Erez Tadmor, “ce qui se joue depuis un an n’est pas un combat contre la corruption, mais une chasse organisée pour éliminer Binyamin Nétanyahou et pour détruire la démocratie israélienne”*. Mais en dépit de toutes leurs armes politiques, judiciaires, policières et économiques, ceux qui ont juré la perte de Nétanyahou ne sont pas tout puissants. Ils peuvent certes instrumentaliser la justice, les médias et la police. Ils peuvent soumettre à des simulacres d’enquête des innocents pour leur extorquer des aveux (procédé caractéristique des idéologies totalitaires) et détruire des vies et des carrières (comme celle de l’ancien ministre Yaakov Neeman, disparu il y a tout juste un an. Mais il y a une chose qu’ils ne peuvent pas faire : remplacer le peuple.

 

Pierre Lurçat

 

* .https://www.israelhayom.co.il/opinion/538347

* http://www.israelhayom.co.il/hp_splash?page=/opinion/538351

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