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Le Hamas pire que les nazis? Entretien avec Jacques Dewitte et Antoine Mercier sur Mosaïque

December 28 2025, 09:56am

Posted by Pierre Lurçat

Le Hamas pire que les nazis? Entretien avec Jacques Dewitte et Antoine Mercier sur Mosaïque

Chers amis, 

J'ai eu le plaisir de débattre avec Jacques Dewitte au micro d'Antoine Mercier sur sa chaîne Mosaïque. Je vous invite à écouter l'entretien ici:

Pierre Lurçat / Jacques Dewitte : Israël est sorti de la "conceptia", l’Occident non - YouTube

« Si Hitler avait été palestinien, il aurait construit son bunker sous le grand hôpital de Berlin et non à côté de la chancellerie du Reich ». Voilà ce qu’écrit le philosophe Jacques Dewitte dans la préface qu’il donne au dernier livre de Pierre Lurçat : « Jusqu’à la victoire ! la plus longue guerre d’Israël ».
 
 Dans un échange exploratoire au cœur du concept de « mal absolu », l’auteur et son préfacier s’interrogent : dans l’échelle du mal, le Hamas est-il pire que les nazis ? Et pourquoi cherchons-nous à récuser l’existence du mal pour le reléguer en dehors de notre horizon de pensée ? Israël est aujourd’hui majoritairement sorti de la « conceptia » qui a rendu possible le 7 octobre. 
 
L’Occident, en revanche, persiste dans son aveuglement. Un décalage qui explique en partie le divorce croissant entre la vision israélienne du conflit à Gaza et celle de l’Occident qui préfère mettre Israël au ban des Nations plutôt que de regarder le mal en face. 
 
 Vous pouvez commander le livre de Pierre Lurçat : « Jusqu’à la victoire ! la plus longue guerre d’Israël » en cliquant sur ce lien : https://amzn.to/48PWamP 
 
On le trouve aussi à la librairie du Foyer à Tel-Aviv et à la boutique du centre Begin à Jérusalem.

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Avec ses chroniques et avec ce livre, Pierre Lurçat a véritablement cherché à « penser l’événement » : face à la réalité nouvelle du 7 octobre, mettre en place un nouvel appareil intellectuel et spirituel

Jacques Dewitte

“Une lecture passionnante, qui tient à la fois du journal intime et de la philosophie politique”.

Daniel Horowitz

Un livre lumineux et essentiel pour comprendre ce qui se passe en Israël comme en France”.

Christine Tassin

Le Hamas pire que les nazis? Entretien avec Jacques Dewitte et Antoine Mercier sur Mosaïque

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Galei Tsahal, de l'éthos sioniste socialiste à l'idéologie progressiste, Pierre Lurçat

December 23 2025, 11:36am

Posted by Pierre Lurçat

Galei Tsahal, de l'éthos sioniste socialiste à l'idéologie progressiste, Pierre Lurçat

 

 

Pour comprendre les enjeux et la signification de la fermeture de la station de radio de l'armée, Galei Tsahal, un rappel historique est indispensable. Galei Tsahal remonte aux premières années de l'État. Lors de sa création, le 24 septembre 1950, le Premier ministre et ministre de la Défense David Ben Gourion déclare solennellement que : "La radio de l'armée est un nouveau maillon dans l'ensemble des instruments et organes du peuple pour mobiliser et éduquer la jeunesse et le peuple qui vit à Sion"

 

75 ans plus tard, qu'en est-il de cette vocation éducative et sioniste ? Quelques exemples permettent de saisir l'évolution de l'ethos de Galei Tsahal depuis trois quarts de siècle. Selon les critères admis couramment, la station de l'armée a évolué d'une radio éducative et militaire vers une radio "généraliste" (avec l'apparition concomitante de Galgalatz, station purement musicale). Elle demeure toutefois une "école de communication" unique en son genre, puisque des soldats effectuant leur service obligatoire en sont les animateurs et qu'elle est dirigée par un général de Tsahal.

 

Mais par-delà la fonction officielle de Galei Tsahal, celle-ci a longtemps participé à la formation d’un certain ethos, qu'on peut définir comme étant celui du sionisme laïc de gauche, identifié au parti Mapai. On en donnera pour preuve le fait que, lors des débats sur la création de la station, le rabbin Levin se plaignait que les soldats religieux n'étaient pas pris en compte dans les programmes de la station, qui comportaient en tout et pour tout un quart d'heure quotidien de lecture du Tanakh[1].

 

A cet égard, la situation actuelle est à de nombreux égards bien pire.... L'éthos sioniste socialiste reflétant l'idéologie dominante dans les années 1950 a ainsi fait place à un ethos post-sioniste et progressiste. Le “jingle” de la radio de l'armée, "habayit shel ha'hayalim" (“ la maison des soldats”) est devenu récemment "habayit shel ha'hayalot" (“la maison des soldates”). Plus grave, l’esprit combattif de Tsahal a été petit à petit érodé, pour faire la place à un esprit pacifiste et souvent défaitiste, dont de nombreux soldats se sont plaints pendant la guerre actuelle.

 

Le rabbin Avraham Zerbib, qui s'est illustré depuis deux ans comme conducteur de bulldozer à Gaza, relatait ce matin sur une radio concurrente avoir été interviewé sur de nombreux médias, en Israël et à l'étranger... sauf sur Galei Tsahal. L'esprit combattif et la “émounah” de Zerbib ne correspondent pas aux valeurs “progressistes” de la radio militaire, qui préfère consacrer des émissions aux problèmes de motivation ou aux troubles psychiques (bien réels) dont souffrent une minorité de combattants…

 

C'est en définitive le reproche principal qu'on peut adresser à la station créée en 1950. Si la radio de l'armée ne sert pas l'objectif crucial de gagner la guerre, elle n'a plus de raison d'être. Ceux qui prétendent s’opposer à la fermeture de Galei Tsahal au nom de la “liberté d’expression” oublient que le rôle de Tsahal n’est pas de former les futurs journalistes d’Israël mais, de manière plus prosaïque et plus essentielle, de protéger notre pays contre ses ennemis. Jusqu’à la victoire !

P. Lurçat

 

* Mon dernier livre, Jusqu’à la victoire ! La plus longue guerre d’Israël, est disponible sur Amazon. On le trouve aussi à la librairie du Foyer à Tel-Aviv et à la boutique du centre Begin à Jérusalem.

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Avec ses chroniques et avec ce livre, Pierre Lurçat a véritablement cherché à « penser l’événement » : face à la réalité nouvelle du 7 octobre, mettre en place un nouvel appareil intellectuel et spirituel

Jacques Dewitte

 

“Une lecture passionnante, qui tient à la fois du journal intime et de la philosophie politique”.

Daniel Horowitz

 

Un livre lumineux et essentiel pour comprendre ce qui se passe en Israël comme en France”.

Christine Tassin

 

Galei Tsahal, de l'éthos sioniste socialiste à l'idéologie progressiste, Pierre Lurçat

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Repenser le mal après le 7-Octobre (I) : Le Mal radical comme réalité ontologique et métaphysique

December 16 2025, 09:08am

Posted by Pierre Lurçat

Repenser le mal après le 7-Octobre (I) :  Le Mal radical comme réalité ontologique et métaphysique

 

Après l’événement terrible du 7-Octobre, qui représente le plus grand traumatisme collectif vécu par le peuple Juif depuis la Shoah, il nous est impossible de continuer à penser la réalité du mal comme nous l’avons fait auparavant. Le “geste inaugural de la conscience occidentale”[1], définissant le mal comme une “absence de Bien”, doit être révisé, si l’on veut appréhender le 7-Octobre dans toute sa radicalité et empêcher sa réitération. Premier volet d’une réflexion consacrée à “Repenser le mal après le 7-Octobre”. P.L.

 

L’erreur philosophique du 7-Octobre

 

L'échec colossal à anticiper et à empêcher l'attaque meurtrière du 7-Octobre… est aussi un échec conceptuel et philosophique dans la capacité d'Israël et du peuple juif à appréhender le mal”, écrivais-je en mars 2024 – à l’occasion du premier Pourim suivant le 7-Octobre. L’erreur fondamentale commise par Israël à l’égard du Hamas et envers nos autres ennemis a en effet consisté à croire que nos ennemis veulent le Bien. C’est sur cette erreur que repose l’ensemble de la Conceptsia, qui a prétendu approvisionner Gaza en électricité, en denrées et produits de base et faire passer au gouvernement du Hamas l’argent du Qatar… Cette erreur fondamentale peut s'énoncer ainsi : “S’ils sont bien nourris, ils seront apaisés et enclins à ne pas nous attaquer”.

 

Or, cette erreur cruciale, qui remonte aux débuts du conflit israélo-arabe[2], repose sur un présupposé erroné : nos ennemis ne partagent pas nos valeurs. Nos ennemis gazaouis et nos ennemis musulmans en général ne cherchent pas le Bien, la Paix, la Sécurité ou la Prospérité – toutes valeurs que nous révérons et pensons universelles – car ils aspirent exactement au contraire ! Le Hamas, le Hezbollah et l'Iran cherchent le contraire du Bien et de la Paix : ils veulent le djihad et la soumission, c'est-à-dire la Guerre et le Mal[3].

 

Pour illustrer cette erreur tragique, j’avais décrit il y a quelques mois le cas emblématique d’Oded Lifshitz, militant pacifiste du kibboutz Nir Oz qui aidait les habitants de Gaza à venir recevoir des soins en Israël. On sait aujourd’hui que les Gazaouis qui étaient accueillis par les habitants idéalistes et naïfs des alentours de la bande de Gaza profitaient de leur hospitalité pour dresser des plans de leurs maisons, en vue de l’attaque du 7-Octobre… Illustration terrible du gouffre qui sépare les tenants du Bien israéliens des adeptes du Mal absolu de Gaza.

 

Réviser notre conception du Mal

 

Pour abandonner ce présupposé d’humanité que nous prêtons à nos ennemis et pour ne pas réitérer la tragédie du 7-Octobre, nous devons ainsi réviser nos conceptions les plus profondément ancrées – sur le plan moral, philosophique et théologique – en acceptant l’idée que nos ennemis ne partagent pas nos valeurs et que c’est un Mal radical que nous affrontons en les combattant. Pour ce faire, il nous faut réviser la fausse idée très ancienne et largement répandue selon laquelle le mal consisterait uniquement en l’oubli du bien (ou en la privation du bien), pour revenir à une conception encore plus ancienne d’un Mal autonome et coupé de tout Bien.

 

Dans sa belle préface à mon livre Jusqu’à la victoire ! La plus longue guerre d’Israël*, le philosophe Jacques Dewitte explique pour sa part que l’acceptation du mal en tant que “principe de réalité autonome” “rejoint une forme de manichéisme, ce qui, dans la théologie chrétienne, est une hérésie”. En effet, explique Dewitte, la théologie chrétienne explique généralement le phénomène du mal comme une simple “carence affectant le Bien”.

 

Le judaïsme, de son côté, ne possède pas de théologie à proprement parler, au sens d’une doctrine religieuse établie et incontestable, qu’il serait interdit de remettre en cause, sous peine de tomber dans l’hérésie. Pourtant, la philosophie juive rejoint grosso modo la théologie chrétienne (et la philosophie néo-platonicienne), dans sa conception largement répandue du mal comme “carence affectant le bien”. Elle le fait généralement pour échapper à la tentation gnostique et à l’idée d’une force du mal autonome, qui conduirait à accepter une forme de dualisme, contraire au principe de l’unité divine.

 

Dans la suite de cette série d’articles, nous verrons comment différents penseurs et écrivains ont abordé la question du mal après les horreurs du vingtième siècle (nazisme, communisme) et en quoi cela peut nous servir d’exemple pour repenser le Mal après le 7-Octobre. Que les lumières de Hannoukah éclairent notre monde et nous aident à combattre le Mal ! (à suivre…)

 

P. Lurçat

 

 

* Disponible sur Amazon, à la librairie du Foyer de Tel-Aviv et à la boutique du centre Begin à Jérusalem.

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Avec ses chroniques et avec ce livre, Pierre Lurçat a véritablement cherché à « penser l’événement » : face à la réalité nouvelle du 7 octobre, mettre en question plusieurs notions héritées qui en entravent la compréhension et empêchent d’y faire face, mettre en place un nouvel appareil intellectuel et spirituel.

                                                           Jacques Dewitte

Une lecture passionnante, qui tient à la fois du journal intime et de la philosophie politique.

Daniel Horowitz

 

 

[1] L’expression est de J. Dewitte dans son article « Le mystère du Mal et la beauté du monde, Sur le manichéisme de Gustaw Herling », Cahiers d’études lévinassiennes No.7 2008.

[2] Cf Jabotinsky Le Mur de fer, éditions l’éléphant 2022.

[3]  Voir notamment les livres de Bat Yeor et celui de Bernard Lewis, Le langage politique de l’islam, Gallimard.

Repenser le mal après le 7-Octobre (I) :  Le Mal radical comme réalité ontologique et métaphysique

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Hannoukah, histoire sainte ou histoire profane? Pierre Lurçat

December 14 2025, 10:00am

Posted by Pierre Lurçat

Le “Maoz Tsour” traditionnel et le “Shiv’hé Maoz” de Naomi Shemer 

Dans une belle émission diffusée sur Galei Tsahal il y a deux ans, Ofer Gabish relatait l’anecdote suivante, au micro de Shimon Parnass. L’histoire se passe en décembre 1969, pendant Hannoukah, il y a tout juste 55 ans. Nous sommes en pleine guerre d’usure - guerre difficile et injustement oubliée, qui s’est déroulée le long du canal de Suez entre la guerre des Six Jours et la guerre de Kippour. Naomi Shemer avait été invitée à visiter les fortins de Tsahal dans le Sinaï pour y rencontrer les soldats, selon une belle tradition qui veut que les meilleurs chanteurs israéliens viennent réjouir et renforcer le moral des soldats, jusque sur les lignes de front.

 

Naomi Shemer se rendit donc sur le canal de Suez - qui tenait lieu de frontière israélo-égyptienne entre la fin de la guerre des Six Jours et le retrait israélien en 1980. Elle visita les fortins les plus avancés et entendit les soldats raconter les bombardements. Ils lui racontèrent aussi comment ils avaient fabriqué une immense Hannoukiah, faite de morceaux d’obus, érigée juste en face du canal. Chaque soir, ils allumaient d’immenses flammes - visibles par les soldats égyptiens sur l’autre rive - et entonnaient en choeur le chant traditionnel “Maoz Tsur”. C’est alors que la chanteuse eut l’idée, simple mais géniale, de modifier le premier vers de Maoz Tsur, en transformant sa signification. 
 

Naomi Shemer en visite sur le canal de Suez, 1969 (photo : Archives de Tsahal)

 

Le “Rocher puissant de ma délivrance” devint ainsi le “Fortin, rocher de ma délivrance”: conformément à l’esprit de laïcisation inhérent à l’hébreu moderne, ce n’est plus le “Rocher d’Israël” (appellation traditionnelle de Dieu, qui figure aussi dans la Déclaration d’Indépendance d’Israël), mais le Fortin (maoz), qui est donc la source de notre délivrance. Le chant de louange à Dieu qui nous apportera la Délivrance finale devient ainsi, sous la plume de Naomi Shemer, un chant militaire en l’honneur des fortins du Canal de Suez et de leurs vaillants défenseurs. 

 

On pourrait certes voir là un énième épisode de la guerre culturelle - qui remonte aux débuts du sionisme politique et encore avant - entre deux visions radicalement opposées de l’histoire juive: la première, Histoire sainte dans laquelle les hommes ne sont que les instruments du projet divin, tandis que le héros véritable est, selon l’expression de la michna de Avot, “Celui qui maîtrise son penchant”. La seconde, histoire purement humaine dans laquelle Dieu n’a aucune part et où les guerres, à l’époque des Maccabim comme aujourd’hui, sont remportées uniquement par l’héroïsme des soldats. Mais une telle vision ferait insulte à la fois à la riche personnalité de Naomi Shemer, et à la réalité complexe de l’histoire d’Israël.



 

Soldats de Tsahal allumant les bougies de Hannouka

Car en réalité, la chanson “Shivhé Maoz” de Naomi Shemer n’est pas simplement un chant militaire (qui a été notamment interprété par la Lahakat Pikoud Darom) et un hymne au courage des soldats de Tsahal. Elle est aussi, comme l’a démontré Ofer Gabish, pétrie de citations des prophètes Isaïe, Jérémie et d’autres livres de la Bible (Shmuel et les Juges). Dans les chansons de Naomi Shemer en général, comme dans celles d’autres artistes de sa génération, la réinterprétation de motifs traditionnels n’est pas tant motivée par la volonté d’effacer le Nom de Dieu, que par celle de montrer - par des allusions et des références constantes aux textes de la Tradition - qu’il est présent même lorsqu’il paraît ne pas l’être, selon la thématique traditionnelle du “Ester Panim”, du “voilement de la face de Dieu”.

 

Le débat ancien pour savoir si la victoire de Hannoukah a été rendue possible par l’héroïsme des Maccabim, ou par la Main providentielle de Dieu a pris un sens nouveau depuis 1948. La réponse à cette question ancienne est devenue plus évidente au cours des guerres modernes d’Israël, et surtout durant la guerre qui a commencé le 7 octobre : ce sont évidemment les deux ! Libre à chacun de préférer voir le bras de nos soldats, ou la “main tendue” du Rocher d’Israël. Le génie de Naomi Shemer est précisément de signifier, par petites touches allusives, ce que chaque Israélien comprend confusément. L’histoire récente d’Israël, qui s’écrit sous nos yeux, est une histoire humaine, pleine d’héroïsme et de bravoure, écrite par des hommes, mais aussi une Histoire sainte, celle d’un peuple spécial, Am Segoula dont le destin échappe aux lois de l’histoire humaine en général. Hag Ourim saméah!

 

Pierre Lurçat

 

Naomi Shemer (1930-2004)

(Extrait de mon nouveau livre, Jusqu'à la victoire! La plus longue guerre d'Israël - Chroniques 2023-2025)

Disponible sur Amazon, à la librairie du Foyer de Tel-Aviv et à la boutique du centre Begin à Jérusalem.

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Avec ses chroniques et avec ce livre, Pierre Lurçat a véritablement cherché à « penser l’événement » : face à la réalité nouvelle du 7 octobre, mettre en question plusieurs notions héritées qui en entravent la compréhension et empêchent d’y faire face, mettre en place un nouvel appareil intellectuel et spirituel.

                                                           Jacques Dewitte

Une lecture passionnante, qui tient à la fois du journal intime et de la philosophie politique.

Daniel Horowitz

 

 

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