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Ces courtisans juifs qui soutiennent Macron dans sa guerre contre Israël, par P. Lurçat (I)

August 28 2025, 11:30am

Posted by Philippe Karsenty et Pierre Lurçat

Delphine Horvilleur et le couple Macron

Delphine Horvilleur et le couple Macron

 

Emmanuel Macron a déclaré la guerre à Israël. Cela est aujourd’hui évident pour tout observateur lucide et honnête. Certes, pas une guerre au sens militaire classique, mais une guerre idéologique, politique, diplomatique et économique. Il l’a prouvé à maintes reprises ces dernières années, depuis ses multiples interventions contre Israël, dans les médias, en France et dans les instances internationales, en passant par le boycott d’Israël à Eurosatory et jusqu’à la récente initiative pour reconnaître “l’Etat palestinien”, dans laquelle la France a pris la tête d’une nouvelle croisade contre Israël.

 

Ce faisant, Emmanuel Macron a été plus loin dans l’hostilité à Israël que tous ses prédécesseurs. Aucun président français n’a été aussi radicalement hostile à Israël dans sa politique, depuis 1967 et avant même. En réalité, la politique d’E. Macron à l’égard d’Israël et des Juifs restera comme une marque d’infamie dans l’histoire de France. Car cette politique d’hostilité ouverte envers Israël a évidemment des conséquences concrètes pour les Juifs de France, qui sont devenus ces dernières années des parias dans leur propre pays. C’est ce qu’a voulu dire le Premier ministre israélien, lorsqu’il a accusé Macron d’alimenter par sa politique la vague d’antisémitisme qui frappe la France.

 

Le plus stupéfiant dans ce contexte est l’attitude d’une poignée de courtisans juifs, qui prennent systématiquement la défense d’Emmanuel Macron et de sa politique. L’un des derniers en date, et non le moindre, est Frédéric Encel. S’exprimant sur X au-lendemain de la nouvelle polémique franco-israélienne autour des propos de Benjamin Nétanyahou, Encel a écrit que “la reconnaissance de l’Etat palestinien par la France ne crée ni n’encourage l’antisémitisme ! Cette accusation est historiquement infondée, moralement injuste et politiquement grave qui galvaude et atténue le réel antisémitisme de l’extrême-gauche et de ses idiots-utiles”.

 

En réalité, ce sont les propos de F. Encel qui sont à la fois une erreur politique et une faute morale. Sur le plan politique, Encel occulte en effet le lien évident entre la politique arabe de la France (largement destinée à apaiser les “banlieues”) et l’antisémitisme. Sur le plan moral, il légitime le coup bas porté par Macron à Israël en prétendant offrir un Etat aux Palestiniens pour les “récompenser” du 7-Octobre.

 

Les “Juifs de Macron”: téléguidés ou volontaires ?

 

Récemment, une autre personnalité juive de France a été accusée d’avoir été utilisée par le président Macron : Delphine Horvilleur. En réponse à Charles Rozjman, qui avançait l’hypothèse que les récentes prises de position d’Horvilleur aient été “téléguidées” par l’Elysée, celle-ci a ironisé sur l’immense pouvoir du président capable de “commanditer sa parole” (sic). Mais la réalité est que les courtisans juifs n’ont même pas besoin d’être téléguidés, commandités ou de recevoir des consignes de l’Elysée ! C’est d’ailleurs précisément à cela qu’on les reconnaît : ils devancent l’appel et sont toujours volontaires pour défendre les actions du président de la République, même quand celui-ci a déclaré la guerre à Israël…

 

Les courtisans juifs trouvent toujours des excuses au pouvoir français et réservent leurs reproches et leurs critiques au seul gouvernement israélien ! Dernier exemple en date : celui du rabbin Haïm Korsia, qui prétend que “personne ne peut être d’accord avec Nétanyahou” sur le sujet de l’antisémitisme en France. Si le rabbin Korsia était un peu moins déconnecté de la réalité où vivent les Juifs de France (et l’ensemble des Français), il constaterait au contraire que la majorité des Juifs de France (et aussi des amis d’Israël non Juifs) sont tout à fait d’accord avec le Premier ministre israélien, et qu’à l’encontre de ses propos déconnectés de la réalité, “personne ne peut être d’accord avec Macron”. Encore faudrait-il qu’il sorte de sa bulle médiatique et des palais lambrissés où évoluent les Juifs de cour…(à suivre)

P. Lurçat

 

 

D. Horvilleur et F. Encel

D. Horvilleur et F. Encel

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Littérature, politique et sainteté : Réflexions à l’occasion du Yahrzeit du grand-rabbin Kook

August 25 2025, 08:05am

Posted by Pierre Lurçat

Littérature, politique et sainteté :  Réflexions à l’occasion du Yahrzeit du grand-rabbin Kook

 

Le 90e anniversaire du décès du rabbin Avraham Itshak Hacohen Kook, grand-rabbin de la Palestine mandataire et figure tutélaire du sionisme religieux, est l’occasion de nous pencher sur un aspect important et peu connu de la pensée du rav Kook. Je veux parler de sa conception très particulière de l’art en général et de la littérature en particulier. Avraham Kook est en effet un des rares penseurs religieux juifs de son temps qui a élaboré une pensée abordant les grandes questions de la philosophie. La place qu’occupe l’esthétique dans sa pensée est à cet égard bien moins connue que celle de l’éthique ou de l’herméneutique juive.

 

L’attitude du Rav envers la création artistique en général est marquée d’emblée par un a priori positif : il valorise tout ce qui élève le sentiment du beau. Mais il ne s’agit jamais de “l‘art pour l’art” : car dans sa vision exigeante de l’activité artistique et du sentiment esthétique en général, le Rav attend que l’art élève l’homme vers la sainteté. “Le renforcement du sentiment esthétique en l’homme le prépare à recevoir des lumières supérieures, un trésor spirituel plus élevé qui se donne sans cesse et veut croître avec intensité là où l’on se dispose à le recevoir”.

 

Il convient donc de développer le sentiment artistique, par les créations de la littérature moderne également, “même si elle traite de sujets profanes, parfois de manière très impure[1]. Cette affirmation étonnante repose sur la conviction ancrée chez le rabbin Kook que “la sainteté se révèlera également à partir de la libre poésie” et “qu’une brillante réponse sortira de la littérature profane”. La positivité de l’art – et de la littérature en particulier – n’est donc pas gratuite et absolue : elle est conditionnée par l’espoir qu’il fonde sur lui d’une révélation de la sainteté au sein même de la littérature profane…

 

Une littérature du rabaissement et du désespoir

 

Au regard de cet espoir élevé, quel diagnostic peut-on porter aujourd’hui sur la littérature et sur l’art israélien, 90 ans après la disparition du rabbin Kook ? Force est de constater que les espoirs fondés par le Rav ont été pour l’instant largement déçus. Plus précisément, on peut dire de la littérature israélienne en général qu’elle a trahi l’espoir d’élévation, en se cantonnant le plus souvent au réalisme le plus terre-à-terre et au pessimisme le plus noir, voire à l’abaissement de tout ce qu’il y a de beau, de bon et de sacré en Israël. Qu’on pense simplement aux livres de certains des écrivains les plus choyés de la littérature contemporaine que sont Amos Oz, Yaakov Shabtaï, Ishai Sarid ou Zeruya Shalev, pour ne citer que quatre noms.

 

Chez aucun d’eux, la tendance souhaitée par le Rav de révélation de la sainteté n’apparaît : pis encore, ils se complaisent à exalter des sentiments impurs ou négatifs (Shabtaï, Shalev), ou à tourner en ridicule tout ce qui est sacré pour les Juifs (Sarid). Une autre tendance très présente dans la littérature israélienne, à laquelle j’ai consacré plusieurs analyses depuis une vingtaine d’années, est celle de la transformation des écrivains en chantres politiques – toujours dans le même sens, hostile au sionisme réalisateur et au judaïsme traditionnel – à travers le mythe de “l’écrivain engagé”[2]. Les récents propos de l’écrivain David Grossman, accusant Israël et son armée de “génocide” à Gaza, ne sont que l’illustration la plus extrême d’un phénomène déjà ancien, qu’on pourrait définir comme l’enrôlement des écrivains au service des ennemis de leur propre peuple.

 

Dans ces circonstances, il faut hélas constater que seules de rares voix des lettres israéliennes – pour certaines déjà anciennes – ont confirmé l’espoir que formulait le Rav. Citons notamment Samuel Joseph Agnon, ou encore David Shahar. Pour les autres, on ne peut qu’attendre des générations futures qu’elles finissent par donner naissance à de grands écrivains qui glorifieront le peuple d’Israël, son armée et sa terre, et qui finiront par donner raison à l’espérance prophétique du rabbin Kook de mémoire bénie.

Pierre Lurçat

 

NB Concernant les propos scandaleux de David Grossman, je porte à la connaissance de mes lecteurs la réponse que m’a envoyée Alain Finkielkraut après mon appel public à  se désolidariser de Grossman: “Je suis en désaccord total avec David Grossman et je soutiens sans réserve les centaines de milliers de grévistes qui manifestent contre la guerre effrayante que Netanyahou mène à Gaza. Ils sont l’honneur d’Israël”. Donc acte.

 

[1] Cette citation et les autres sont reprises du beau livre de Yosef ben Shlomo, Introduction à la pensée du Rav Kook, Cerf 1992. Celui-ci ne donne pas la source des citations.

[2] Sur le mythe de “l’écrivain engagé”, je renvoie à mon livre La trahison des clercs d’Israël, La Maison d’édition 2016.

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Appel à BHL et Alain Finkielkraut: démarquez vous publiquement des propos de David Grossman!

August 18 2025, 15:40pm

Posted by Pierre Lurçat

Alain Finkielkraut et BHL aux côtés de Benny Lévy z.l

Alain Finkielkraut et BHL aux côtés de Benny Lévy z.l

 

Il faut lire l’entretien stupéfiant avec David Grossman dans le Monde des Livres la semaine dernière, pour tenter de comprendre l’état d’esprit de l’écrivain – qui a récemment joint sa voix à la campagne de propagande du Hamas accusant Israël de “génocide” à Gaza – et à travers lui, l’état d’esprit de toutes ces vieilles élites israéliennes, qui considèrent que le combat contre le gouvernement Nétanyahou a priorité sur la guerre contre le Hamas. “Lorsque « Le Monde des livres » l’a interrogé à distance", écrit Nicolas Weill, "il se trouvait justement au cœur d’une tempête soulevée par ses propos tenus à l’occasion d’une interview accordée au quotidien italien La Repubblica (1er août), qualifiant de « génocide » la situation actuelle dans la bande de Gaza. Sans éviter le sujet, il s’est avoué désormais fatigué de répondre à des questions politiques et heureux de parler plutôt de son travail littéraire…

 

Oui, vous avez bien lu ! L’écrivain iconique des lettres israéliennes qui, parvenu au faîte de sa renommée internationale, a délibérément choisi de joindre sa voix à celles des ennemis d’Israël en accusant son pays de “génocide”, se dit “fatigué” de répondre aux questions sur ses propos scandaleux, et préfère parler de son travail littéraire… Dans une émission diffusée il y a une dizaine d’années par la télévision israélienne, on pouvait voir Grossman entouré de ses traducteurs en plusieurs langues, réunis dans une somptueuse villa pour les besoins de l’émission, répondant aux questions sur son œuvre et sur ses multiples traductions. On comprenait en l’écoutant combien il jouissait de ce statut d’écrivain traduit, adulé par les médias occidentaux qui ont fait de lui la “voix d’Israël”...

 

Au-delà de la question légitime de savoir quelle part les opinions radicales de Grossman sur la scène politique israélienne jouent dans son aura internationale[1], on peut s’interroger sur cette “fatigue” de l’écrivain, qui après avoir allumé un incendie par ses propos au quotidien italien La Republicca, ne daigne même pas répondre aux critiques légitimes et à la polémique qu’il a sciemment déclenchée… Outre l’incroyable orgueil et la pusillanimité que cette attitude révèle, elle atteste aussi d’une réalité plus profonde, caractéristique de cette gauche israélienne (et juive) qui a depuis longtemps fait sécession et se considère bien plus comme une partie de l’establishment culturel international que du peuple d’Israël…

 

            La gravité des propos de David Grossman est d’autant plus lourde que l’argument moral est aujourd’hui au cœur de la campagne de haine d’Israël lancée par le Hamas et ses soutiens en Occident : il s’agit d’un “antisémitisme moral”, comme l’a récemment fait remarquer Antoine Mercier sur sa chaîne Mosaïque. Dans ce contexte, les prises de position d’intellectuels ou d’hommes de plume israéliens ou Juifs se désolidarisant de leur Etat, de leur armée et de leur peuple en invoquant leur “conscience morale” sont une arme idéologique redoutable aux mains du Hamas et des ennemis d’Israël.

 

            Dès le mois de mars 2024, je m’interrogeais dans ces colonnes, au sujet de Delphine Horvilleur et de Bruno Karsenti: comment ces intellectuels juifs peuvent-ils prétendre défendre Israël contre ceux qui l’accusent de “génocide” ou d’épuration ethnique, dès lors qu’eux-mêmes accusent Israël (ou son gouvernement) de ne pas faire assez pour protéger les civils (D. Horvilleur) ou d’aspirer à une épuration ethnique des Palestiniens (B. Karsenti)? Dix-huit mois plus tard, la boucle est bouclée: Horvilleur a rejoint le camp de ceux qui accusent Israël de génocide, en prenant la défense de David Grossman, dans un plaidoyer pitoyable sur le site de la revue Tenoua.

 

Face à cette débâcle intellectuelle et morale, dont j’ai tenté d’analyser les ressorts psychologiques, je continue d’espérer qu’il se trouvera un intellectuel juif honnête et courageux pour dire que le roi est nu et que David Grossman déraille. J’appelle ici solennellement Bernard-Henri Lévy et Alain Finkielkraut – qui ont souvent exprimé leur admiration envers Grossman l’écrivain – à se démarquer des propos scandaleux de Grossman et à réaffirmer publiquement qu’Israël ne commet aucun génocide à Gaza. L’auteur de La réprobation d’Israël ne peut rester muet face à la terrible calomnie à laquelle Grossman a prêté sa plume et sa notoriété.

Pierre Lurçat

 

 

 

[1] Question que j’aborde dans mon livre La trahison des clercs d’Israël, La maison d’édition 2016.

David Grossman

David Grossman

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La folie des Juifs anti-juifs et l'auto-accusation d’Israël : une explication psychologique, Pierre Lurçat

August 11 2025, 15:28pm

Posted by Pierre Lurçat

La folie des Juifs anti-juifs et l'auto-accusation d’Israël : une explication psychologique, Pierre Lurçat

 

Pour comprendre les propos délirants de l'écrivain israélien David Grossman, accusant son propre pays de “génocide” contre le peuple génocidaire de Gaza, ou ces artistes et anciens officiers supérieurs qui accusent leur pays de “crimes de guerre” à Gaza, on est obligé de faire un détour par la psychologie des peuples. Aucune propagande – fut-elle aussi efficace et démoniaque que celle du Hamas, dont les grands médias israéliens se font souvent les relais – ne permet en effet de comprendre le vent de folie qui saisit ces Israéliens et ces Juifs, qui se transforment en accusateurs de leur propre peuple devant l’opinion internationale, en joignant leur voix au chœur des ennemis d’Israël (quand bien même le feraient-ils avec “le cœur brisé”, comme le prétend Grossman).

 

Face à la guerre terrible déclenchée par le Hamas, et face à la barbarie renaissante d'un nazisme (qu'on croyait à tort détruit dans les ruines de Berlin), certains Juifs tentent désespérément de trouver un coupable. Or, le coupable idéal, dans leurs esprits torturés, c’est… Israël ! Comme l'a décrit magistralement Théodore Lessing, le poids de la haine et des souffrances dont est accablé le peuple Juif depuis l'aube de son histoire devient parfois trop lourd à porter… Au lieu de persévérer dans l’être-Juif et de porter le fardeau de l’élection (qui est un surcroît de responsabilité et non un privilège), certains Juifs préfèrent hurler avec les loups, en croyant se fondre ainsi dans la masse de l’humanité et échapper au destin juif.

 

Lessing a analysé avec finesse, dans son étude sur La haine de soi juive, six cas d’école de Juifs en proie à la haine de soi (Selbsthass) dans l’Allemagne de l’entre-deux-guerres. Ces Juifs assimilés, pour qui le judaïsme ne voulait pas dire grand-chose, sinon un malheur hérité de leurs parents, ont fini par attenter à leurs jours pour échapper à la “malédiction” d’être nés Juifs. Leurs noms ne disent pour la plupart pas grand-chose au lecteur contemporain, mais le phénomène décrit par Lessing est toujours vivant, et il a retrouvé une actualité encore plus brûlante depuis le 7-Octobre.

 

Le discours pathologique de l’auto-accusation

 

C’est un phénomène psychologique souvent similaire qui explique comment des écrivains, des artistes et des militaires à la retraite israéliens en viennent à retourner contre leur pays les mots terribles de “génocide” et de “crimes de guerre”... Ces Juifs antijuifs, ces Israéliens contre Israël retournent contre leur peuple et contre eux-mêmes le venin de l'ennemi. Par un processus d’« élargissement de la cible » caractéristique, ils commencent par s’en prendre au gouvernement, puis à l’armée d’Israël, et finissent par accuser Israël tout entier, en s’incluant dans leur propre accusation, dans un discours souvent pathologique.

 

J'ai trouvé une illustration récente et particulièrement édifiante de ce phénomène chez un Juif français, Jean Christophe Attias, plus connu pour être l'époux d'Esther Benbassa que pour ses propres écrits et travaux. "Nous sommes Amalec!", s'exclame Attias dans un texte délirant publié sur les réseaux sociaux[1] et son cri de délire fait écho au délire antijuif de bien d'autres Juifs antisémites au cours de la longue histoire de notre peuple persécuté, martyrisé et si souvent calomnié… “Nous sommes Amalec. Nous le sommes devenus. Nous lui avons tout cédé. Loin d'en effacer le nom de la surface de la terre, nous le revendiquons pour nous. Seuls les enfants affamés de Palestine pourraient aujourd'hui revendiquer encore le nom de juif. Mais ils ne le feront pas. Le nom juif ne peut leur être qu'odieux.” Je laisse aux spécialistes des pathologies mentales le soin de commenter ces lignes.

 

« Nous sommes Amalec » : délire de « persécuteur » ou blessure narcissique ?

 

Le “Nous sommes Amalec” d’Attias rejoint le “Nous sommes coupables de génocide” de Grossman, ou le “Nous affamons les enfants de Gaza” de Horvilleur. Dans les trois cas, il s’agit de s’auto-accuser pour tenter d’échapper à la condamnation universelle. Etrange « raisonnement », qui fait croire à ces Juifs/Israéliens – aveuglés par leur mauvaise conscience (ou leur bonne conscience, ce qui revient au même en l’occurrence – que joindre leur voix à celles des ennemis d’Israël leur garantira une quelconque immunité, fût-elle purement symbolique ! Bien entendu, on peut arguer que leur prise de position n’est pas sincère et qu’elle est purement intéressée (ils ont une image médiatique à protéger…).

 

Mais cette remarque (avancée par Charles Rojzman au sujet d’Horvilleur), qui n’est pas fausse, n’épuise nullement le sujet. Elle ne fait que donner une motivation matérielle à une posture qui relève également de mécanismes psychologiques plus profondément enfouis. Le psychanalyste Daniel Sibony parle à ce sujet[2] de « blessure narcissique », concept qui rend également compte d’un aspect omniprésent dans la personnalité de ces Juifs anti-juifs : ils sont dans une permanente revendication de leurs « émois » et de leurs états d’âme, comme s’ils devaient prendre le monde entier à témoin (ce qu’ils font d’ailleurs), au lieu de garder pour eux et leurs proches leurs dilemmes moraux et leurs troubles psychologiques.

 

Un autre aspect intéressant chez certains de ces « Juifs contre Israël » (dont la prétention à vouloir accuser Israël « pour le bien d’Israël » ne trompe personne) est leur recours fréquent à des concepts ou à des textes de la Tradition pour justifier leur attitude. C’est ainsi que la femme-rabbin Delphine Horvilleur prétend justifier l’ignominieuse accusation de « génocide » lancée par David Grossman contre son propre peuple, en se livrant à un grotesque « pilpoul » dans la revue du judaïsme réformé francophone Tenoua, et en invoquant la figure de Moïse ! Pas moins que cela.

 

D’autres voix du judaïsme dit « progressiste » invoquent elles aussi des textes de la Tradition pour expliquer qu’il faut « nourrir » les habitants de Gaza, reprenant ainsi le « hoax » de la famine de Gaza utilisé par le Hamas pour délégitimer Israël sur la scène internationale. On pouvait ainsi lire récemment un appel de 1200 rabbins contre « les massacres et la famine » à Gaza… Ces Juifs antijuifs, qui se parent des habits de la « conscience morale » ou de la tradition juive, joignent ainsi leurs voix au chœur des ennemis d’Israël, alors que notre Etat mène la guerre la plus juste au monde pour assurer sa survie et celle du peuple Juif.

 

Pierre Lurçat

NB Continuez de signer la pétition contre les propos de Delphine Horvilleur :

https://chng.it/X7PnMDyQtT

 

 

 

 

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Face aux accusations de “génocide” - La trahison des clercs d’Israël : le cas David Grossman

August 3 2025, 19:03pm

Posted by Pierre Lurçat

Grossman recevant le prix international Man Booker en 2017

Grossman recevant le prix international Man Booker en 2017

 

La pitié, lorsqu’elle devient principe politique, ne se tourne plus vers les causes mais vers l’image immédiate de la souffrance. Elle sacrifie la justice au spectacle de la misère.

 

Hannah Arendt[1]

 

            Comment défendre Israël contre les accusations de “génocide” à Gaza, lorsque certaines voix juives, parmi les plus écoutées dans les médias internationaux reprennent à leur compte ces accusations calomnieuses ? Cette question s’est posée une première fois il y a quelques semaines, lorsque la femme-rabbin Delphine Horvilleur a accusé, avec une poignée d’autres intellectuels juifs français, Israël d’affamer les enfants de Gaza. A l’époque, j’avais dénoncé dans une lettre ouverte publiée sous forme de pétition, cette calomnie incendiaire, en affirmant qu’elle ne manquerait pas d’allumer de nouveaux incendies.

 

            Aujourd’hui, c’est l’écrivain de renommée internationale David Grossman qui joint sa voix aux calomniateurs, en accusant Israël de commettre un “génocide” à Gaza… “J’ai refusé pendant des années d’utiliser ce terme : “génocide”. Mais maintenant je ne peux pas m’empêcher de l’utiliser, après ce que j’ai lu dans les journaux, après les images que j’ai vues et après avoir parlé avec des personnes qui y ont été », explique Grossman dans le quotidien italien La Republicca.

 

            Ces accusations mensongères revêtent une gravité d’autant plus grande qu’elles apportent la caution intellectuelle et morale de l’écrivain - considéré comme une des voix les plus importantes du monde des lettres d’Israël - à la campagne de désinformation et de propagande du Hamas, qui fait actuellement des ravages dans les médias du monde entier. L’attitude de Grossman relève de la plus totale irresponsabilité et de la trahison intellectuelle envers son peuple, son Etat et son armée[2]. Pour justifier son accusation calomnieuse, Grossman n’a pas trouvé d’autre argument que d’invoquer “les images que j’ai vues” et les témoignages “des personnes qui y ont été” (sic). Ce faisant, il cautionne la pire accusation portée contre le peuple Juif depuis la Shoah, sur la base de témoignages douteux et d’images par définition trompeuses. Son attitude participe ainsi de cette “politique de l’émotion” que j”ai analysée au sujet d’Emmanuel Macron et de Delphine Horvilleur.

 

Les propos stupéfiants et scandaleux de Grossman illustrent un phénomène que j’ai analysé depuis longtemps et auquel j’ai consacré un livre paru en 2016 sous le titre La trahison des clercs d’Israël. Un chapitre de ce livre était justement consacré à David Grossman. J’y rappelais notamment que celui-ci s’était prononcé publiquement contre une attaque israélienne contre les installations nucléaires de l’Iran (en 2011) en accusant le Premier ministre israélien (qui était déjà B. Nétanyahou) d’employer une “rhétorique apocalyptique” pour justifier son projet d’attaque contre l’Iran et de “sacrifier des civils iraniens innocents”.

 

Le plus scandaleux dans ces propos de Grossman était leur concomitance avec des déclarations presque similaires de l’écrivain allemand Günther Grass, accusant Israël de “menacer la paix mondiale” et de vouloir “l’éradication du peuple iranien”. A l’époque, les propos de Grass avaient fait scandale, notamment en raison du fait que celui-ci avait publiquement révélé, quelques années plus tôt, son appartenance aux Waffen-SS dans sa jeunesse. Mais les propos similaires de Grossman avaient bénéficié, eux, d’une totale indulgence. Souhaitons que ses propos actuels, accusant Israël de génocide, ne bénéficient pas de la même indulgence et qu’ils soient dénoncés le plus largement possible, comme une véritable trahison intellectuelle.

Pierre Lurçat

 


[1]  De la Révolution, 1963. Cité par Charles Rojzman, La Pitié et le Sang : Gaza - Tribune Juive

[2] Rappelons que son fils Oury a donné sa vie pour Israël, lors de la Deuxième Guerre du Liban en 2006

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